28° dimanche du Temps ordinaire B (Marc 10, 17-30) (DiMail 90)

12/10/03
DiMail 90 (revu)

Jésus se mettait en route quand un homme accourut vers lui, se mit à genoux et lui demanda : « Bon maître, que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle ? »
Jésus lui dit : « Pourquoi m'appelles-tu bon ? Personne n'est bon, sinon Dieu seul.
Tu connais les commandements : Ne commets pas de meurtre, ne commets pas d'adultère, ne commets pas de vol, ne porte pas de faux témoignage, ne fais de tort à personne, honore ton père et ta mère. »
L'homme répondit : « Maître, j'ai observé tous ces commandements depuis ma jeunesse. »
Posant alors son regard sur lui, Jésus se mit à l'aimer. Il lui dit : « Une seule chose te manque : va, vends tout ce que tu as, donne-le aux pauvres et tu auras un trésor au ciel ; puis viens et suis-moi. »
Mais lui, à ces mots, devint sombre et s'en alla tout triste, car il avait de grands biens.
Alors Jésus regarde tout autour de lui et dit à ses disciples : « Comme il sera difficile à ceux qui possèdent des richesses d'entrer dans le royaume de Dieu ! »
Les disciples étaient stupéfaits de ces paroles. Mais Jésus reprend : « Mes enfants, comme il est difficile d'entrer dans le royaume de Dieu. Il est plus facile à un chameau de passer par le trou d'une aiguille qu'à un riche d'entrer dans le royaume de Dieu. »
De plus en plus déconcertés, les disciples se demandaient entre eux : « Mais alors, qui peut être sauvé ? »
Jésus les regarde et répond : « Pour les hommes, cela est impossible, mais pas pour Dieu ; car tout est possible à Dieu. »
Pierre se mit à dire à Jésus : « Voilà que nous avons tout quitté pour te suivre. »
Jésus déclara : « Amen, je vous le dis : personne n'aura quitté, à cause de moi et de l'Évangile, une maison, des frères, des sœurs, une mère, un père, des enfants ou une terre, sans qu'il reçoive, en ce temps déjà, le centuple : maisons, frères, sœurs, mères, enfants et terres, avec des persécutions, et, dans le monde à venir, la vie éternelle. »

Traduction AELF

Il est plus facile à un chameau de passer par le trou d'une aiguille qu'à un riche d'entrer dans le royaume de Dieu.En ce 28° dimanche du temps ordinaire B, Jésus nous invite à passer de la logique de celui qui a et qui peut ainsi réaliser tous ses désirs, à celle de celui qui reçoit dans des proportions incroyablement démesurées de 100 pour 1 (Mc 10, 17-30).
La condition des disciples de Jésus est d’être en marche, comme lui qui "se met en route" et comme l’homme qui accourt vers lui. Et aussi paradoxal que cela puisse paraitre, ce n’est pas parce que l’on fait une pause pour réfléchir à une question importante ou que l’on approfondit sa foi que l’on n’a pas continué à avancer. D’une autre façon certes, mais en progressant sur le chemin de la vie éternelle avec tous ceux qui sont en route, tous ceux de "la Voie de Jésus" (Ac 24, 22), en pèlerinage sur cette terre.
L’agenda de Jésus. Il est étonnant de constater combien Jésus est déterminé dans sa montée vers Jérusalem, dans ses trois annonces de la passion et de la résurrection et de mesurer combien il est libre dans ses rencontres, notamment dans celles imprévues avec des inconnus : le démoniaque épileptique (9, 17-27), les petits enfants (10, 13-16), l’homme riche, et l’aveugle de Jéricho (10, 46-52). Chacune de ses rencontres est importante pour lui et il prend son temps. C’est aussi à chaque fois l’occasion d’une catéchèse en paroles et en actes. Quelle est la gestion de mon temps? Quelle place est laissée à l’imprévu? Est-ce que je m’accorde un retard face à une rencontre imprévue ou tout est-il planifié au point qu’il ne reste pas de place pour la gratuité? Si je pense que Jésus n’aura pas de temps à me consacrer, ne serait-ce la seule excuse que je me donne pour ne pas le rencontrer dans sa Parole (2° lecture He 4, 12-13) et un manque de sagesse (1° lecture
Sg 7, 7-11) et de discernement de ma part? A chacun de juger ...

Voici quelques questions pour l’Évangile de ce dimanche :
- Quelle est la question Vitale qui me préoccupe aujourd’hui et que je peux poser à Jésus?
- Quel est mon désir de me mettre en mouvement pour aller à sa rencontre? Accourons-nous pour aller à la messe? pour aller à la rencontre de notre Sauveur?
- Quand m’est-il arrivé de sentir le regard d’amour de Jésus se poser sur moi?
- Qu’est-ce qui peut constituer un obstacle dans ma relation et dans ma manière de vivre et de suivre Jésus? Quel(s) pas supplémentaire(s) Jésus m’invite-t-il à faire?
- Dans quelles circonstances suis-je sombre et triste?
- A quoi ai-je déjà renoncé et qu'ai-je déjà reçu au centuple?

Pour les couples et les (grands-) parents :
- Comment allons-nous ensemble vers Jésus?
- Avec quel regard est-ce que je regarde mon conjoint?

Pour ceux et celles qui travaillent (professionnellement ou au foyer) :
- Jusqu’où suis-je prêt(e) à suivre les règles-maison de l’entreprise pour qui je travaille?
- En quoi mon travail est-il quelque chose de bon dans ma vie
?
Pour les ados :
- Quels sont les commandements et les règles que je respecte?
- Qu'est-ce qui m'empêche d'être complètement disponible et libre pour suivre Jésus?

Bonne semaine.
OJ+

Voir aussi la 1° lecture (Sg 7, 7-11) [DiMail 234]
Voir aussi le psaume 89 (90) [DiMail 598]
Voir aussi la 2° lecture (He 4, 12-13) [DiMail 425

Lire l'homélie "Mendiants" (11.10.2015)

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