20° dimanche du temps ordinaire B (Jean 6, 51-58) (DiMail 23)

26/05/02
DiMail 23 (revu)

Jésus disait à la foule : « Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel : si quelqu'un mange de ce pain, il vivra éternellement. Le pain que je donnerai, c'est ma chair, donnée pour que le monde ait la vie. »
Les Juifs discutaient entre eux : « Comment cet homme-là peut-il nous donner sa chair à manger ? »
Jésus leur dit alors : « Amen, amen, je vous le dis : si vous ne mangez pas la chair du Fils de l'homme, et si vous ne buvez pas son sang, vous n'aurez pas la vie en vous.
Celui qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle ; et moi, je le ressusciterai au dernier jour.
En effet, ma chair est la vraie nourriture, et mon sang est la vraie boisson.
Celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi, et moi je demeure en lui.
De même que le Père, qui est vivant, m'a envoyé, et que moi je vis par le Père, de même aussi celui qui me mangera vivra par moi.
Tel est le pain qui descend du ciel : il n'est pas comme celui que vos pères ont mangé. Eux, ils sont morts ; celui qui mange ce pain vivra éternellement. »

Traduction AELF

si quelqu'un mange de ce pain, il vivra éternellement. Le pain que je donnerai, c'est ma chair, donnée pour que le monde ait la vie.En ce 20° dimanche du temps ordinaire B, Jésus nous donne sa vie et la "vie éternelle" (Jn 6, 51-58).
Dans l’évangile de Jean, il n'y a pas de récit de l'institution de l'Eucharistie, mais un long discours sur le pain de vie à la suite du récit où Jésus nourrit la foule à partir des cinq pains et de deux poissons (Jn 6).
Sur les effets de l'Eucharistie, nous pouvons méditer les deux versets de la 2° lecture (1 Co 10, 16-17) : le sacrement de l'unité par excellence : communion au sang du Christ, unité des baptisés malgré notre "multitude", bien que nous soyons plusieurs membres dans le Corps du Christ (cf 1 Co 12).
Ceci nous permet de mieux comprendre le lien entre péché, pardon-réconciliation et communion : le péché vient, d'une certaine manière, nous diviser - à l'intérieur de nous-mêmes, dans notre relation avec Dieu et avec les autres - nous couper de l'Eglise et du Christ. Le pardon-réconciliation est alors réintégration, réincorporation dans la relation, dans l'Alliance avec Dieu et l'Eglise. Nous sommes alors en pleine communion, et avec Dieu, et avec les autres, et avec nous-mêmes.

Voici quelques questions pour l’Evangile de ce dimanche :
- Depuis quand ai-je faim du Pain de Vie?
- Comment puis-je en donner le goût à d'autres?
- Quels sont les effets de l'Eucharistie, selon ce passage? En ai-je conscience lorsque je communie?
- Quelle est la nouveauté par rapport à la manne reçue par les "pères" au désert
(cf 1° lecture
Dt 8,2-3.14b-16a)?

Pour les couples et les (grands-) parents :
- Comment l'Eucharistie nous aide-t-elle à nous donner l'un à l'autre
(mariage et eucharistie : 2 sacrements de l’Alliance; union des époux, union des corps, alliance entre un homme et une femme à l'image de la "comm-union" dans l'Eucharistie, unité du Corps du Christ, unité de l'Eglise) et à nos enfants? Comment l'Eucharistie vient-elle "nourrir" et vitaliser notre sacrement du mariage?
- Comment l'Eucharistie vient-elle servir et construire l'unité de notre famille, "l'Eglise domestique"?

Pour ceux qui travaillent (professionnellement ou à la maison) :
- Quelle(s) pause(s) nourrissante(s) (messe, prière, Parole de Dieu) est-ce que je prends dans ma journée de travail, dans la semaine, dans l’année?
- Sur quels sujets est-ce que je discute avec les personnes avec lesquelles je déjeune?

Bonne semaine.
OJ+

Voir la 1° lecture (Pr 9, 1-6) [DiMail 226]
Voir aussi le psaume 33 (34) [DiMail 592]
Voir la 2° lecture (Ep 5, 14-20) [DiMail 417]

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