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Vivre la maladie avec l'aide du Seigneur Homélie 6° dim TO A (15.02.2026)

Dimanche 15 février 2026 6° dim TO A Ste Marie-Madeleine Gennevilliers

Vivre la maladie avec l'aide du Seigneur

Rituel pour les malades

Après le sacrement du Pardon de Dieu et de la réconciliation en 2025, ce fut au tour du Sacrement des malades que nous avons réfléchi entre prêtres du diocèse de Nanterre à partir du Rituel pour les malades, de mises en situation et de l’enseignement d’un théologien qui est aussi aumônier d’hôpital à Paris. Ce fut très riche y compris les discussions en petits groupes, et les réponses que nous avons entendues aux questions que nous avions préparées.

Rappelons-nous ce que Jésus a dit aux scribes qui lui reprochaient de manger avec les pécheurs et les publicains (cf Mc 2,16) : « Ce ne sont pas les gens bien-portants qui ont besoin d’un médecin, mais les malades. » (Mc 2, 17b). Et en lisant un des quatre évangiles du début à la fin comme nous avons pu le faire dans le cadre de la randonnée biblique avec l'évangile selon saint Matthieu en décembre, on découvre combien Jésus a été proche des malades, pas seulement en paroles, mais aussi dans les actes. Ne me demandez pas combien de malades Jésus a guéris. Je n’en sais rien. Il y a tous ces lépreux, paralysés, aveugles, sourds, muets, les malades comme la belle-mère de Simon-Pierre (Mt 8, 14-15) ou la femme aux pertes de sang depuis 12 ans (Lc 8, 43-44) qu’il a guéries. Ceux-là, on pourrait les compter. Et puis, à certains moments, il y a des foules, un grand nombre de personnes malades qu’on amène à Jésus (Mt 14,14). Et il allait jusqu’à guérir le jour du sabbat, scandalisant les spécialistes de la Loi de Moïse (Mt 12, 12-14). Une fois, alors qu’il aurait pu le faire, il n’est pas allé guérir son ami Lazare (cf Jn 11,6). Ces guérisons étaient possibles car il s’appuyait sur la foi du malade ou d’une personne de son entourage. Et très souvent, les guérisons opérées vont amener les témoins à se demander qui est Celui qui les a accomplies.

de l'or et de l'argent, je n'en ai pas. Mais ce que j'ai je te le donne : au nom de Jésus-Christ, lève-toi et marche

Quand Jésus a envoyé en avant de lui ses disciples deux par deux, ils ont guéri des malades (Mc 6,13). Et aussi après sa résurrection, lors de l’envoi de Onze : « ils imposeront les mains aux malades, et les malades s’en trouveront bien. » (cf Mc 16,18c). Après la Pentecôte et la venue de l’Esprit saint, Simon-Pierre et Jean sont passés près d’un paralysé à la Belle Porte du Temple et, alors qu’il espérait une pièce de monnaie, Pierre lui a dit « De l’or et de l’argent, je n’en ai pas ; mais ce que j’ai, je te le donne : au nom de Jésus-Christ le Nazaréen, lève-toi et marche. » (Ac 3, 6). Par la suite, St Jacques écrira au chapitre 5 de sa lettre dan la 2° lecture que nous avons écoutée : L’un de vous est malade ? Qu’il appelle les Anciens en fonction dans l’Eglise : ils prieront sur lui après lui avoir fait une onction d’huile au nom du Seigneur. Ce sacrement n’est donc pas une invention de l’Église, mais bien la volonté du Christ de prolonger ce qu’Il a fait pendant ses trois années de vie publique.

Dans l’épreuve de la maladie, il y a plusieurs épreuves :
- le corps ou l’esprit qui souffre pourrait faire oublier l’unité entre le corps, le coeur et l’esprit ;
- la communication est difficile : chacune, chacun, est seul avec sa souffrance, ses questions, ses doutes ;
- la prise de conscience que notre vie terrestre est limitée avec une alternance entre angoisses, révolte, lutte contre la maladie, …

Onction d'huile dans les paumes des mains

Dans ce sacrement, alors qu’on a souvent du mal à accepter sa maladie, ou celle de personnes que nous aimons, ici comme à Lourdes, le Seigneur Jésus rejoint ceux qui le Lui demandent. Il n’y a rien de spectaculaire : une prière, un geste d’imposition des mains comme Jésus dans les évangiles, et l’onction sur le front et dans les paumes des mains dans la foi que Dieu agit par le ministère de prêtres et la prière de l’Église.

C’est donc une grâce, un don de réconfort, de paix pour être soutenu et garder le courage et l’espérance. Cela peut ouvrir une nouvelle étape y compris d’une réconciliation avec de proches et retrouver une unité familiale et amicale. Ou une guérison partielle ou totale grâce aux bienfaits corporels et/ou psychiques et/ou spirituels, comme l’a recueilli un prêtre du diocèse de Nanterre dans une enquête qu’il fait actuellement pour une thèse sur ce sacrement dont il nous donné quelques résultats à partir de 230 personnes qui y avaient déjà répondu.

En conclusion, pour paraphraser Jésus, vous avez appris que l’on demande l’extrême onction peu de temps avant la mort, l’Église nous dit, depuis le Concile Vatican II, le sacrement des malades est fait pour des vivants qui, humblement, demandent l’aide du Seigneur qui n’attend que cela.

Si 15, 15-20 ; Ps 118 ; Jc 5, 14-16 ; Mt 5, 17-37

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