Celui qui est sorti Homélie 25° dimanche du temps ordinaire A (24.09.2017)

Dimanche 24 septembre 2017 25° dim TO A St PP Colombes Rentrée de l’Aumônerie

Celui qui est sorti en boîte

Caliméro : "C'est vraiment trop injuste !"

Je me souviens d’un petit garçon qui a dit à ses parents : « C’est pas juste ! » On aurait cru entendre Schtroumpf grognon ou Caliméro « C’est vraiment trop injuste ! ». Combien de fois, et pas seulement lorsque nous étions enfants, n’avons-nous pas exprimé notre colère et notre indignation face à une injustice ? Elle peut même être un moteur pour l’action, pas seulement en réaction comme un coup de poing en réponse à un autre, mais une action réfléchie, argumentée. Nous avons à passer d’une idéologie basée sur le mérite – « je le vaux bien » (L’Oréal) -, ancrée sur l’argent – ‘je peux l’avoir car j’ai l’argent pour me le payer’ -, à la logique divine du don, de la gratuité, sans attendre en retour.

Cette parabole, c’est ce que j’ai vécu, non pas au niveau d’une journée, mais au printemps : je suis comme le maître qui est sorti à la rencontre de personnes que j’ai appelées à être responsable de l’Aumônerie à la suite de Marie-Pierre D. Les 6 avaient toutes des raisons valables. A aucun moment, je n’ai senti que l’une ou l’autre s’est dit : ‘comme dans la parabole, je sais que le Père Olivier va revenir me chercher, alors là j’accepterai, j’aurai gagné quelques heures de travail et de fatigue en moins et je serai payée autant que si j’avais répondu la première fois qu’il est venu me demander.’

Si quelqu’un avait accepté, cela aurait été plus facile pour nous tous. Comme ce n’est pas le cas, cela nous oblige de réfléchir à nous organiser autrement pour continuer la mission. Ce n’est possible que si chacun y met un peu du sien : les responsables de niveau ont accepté de monter en puissance, pour les animateurs certains continuent, des nouveaux acceptent l’appel, deux parents se sont manifestés pour tenir une permanence d’accueil le mardi une semaine sur deux. Il reste encore le lundi, le mercredi, le jeudi, le vendredi et le samedi matin. De mon côté, j’ai décidé d’arrêter d’accompagner certains groupes pour être plus disponible pour les responsables de niveau, les animateurs et les jeunes, mais je ne pourrai pas tout suppléer ce que devrait faire la responsable. Si d’autres qui sont parmi nous n’acceptent pas de renoncer à certaines activités, pour un an, ce sont les jeunes que nous envoie le Christ et dont ils ont soif, qui vont en

Heureux qui communie

souffrir. Comme c’est pour un an, j’ai confiance, car l’Aumônerie est bien structurée et que nous avons la chance de commencer cette année dans des locaux magnifiques rénovés et agrandis : + accueillants, + clairs, bien équipés. C’est la force d’une communauté de se compléter et de s’entraider. EureuKiKomUNI avec les autres.

Allez à ma vigne ! Quelle est cette vigne ? Dans la Bible juive, elle représente le peuple de Dieu, la descendance d’Abraham. Comme la parabole comme par le Royaume des cieux est comparable à c’est que Jésus présente une réalité nouvelle. Ainsi, dans l’évangile de St Jean, il affirme qu’il est lui-même la vraie vigne dont son Père est le vigneron et dont ses disciples sont les sarments qui portent du fruit (Jn 15, 1-8). Rappelons-nous alors ce que Jésus a commencé à faire depuis son baptême : il appelle certains à le suivre : Simon, André, Jacques, Jean, Matthieu, … et tant d’autres depuis bientôt 2000 ans. Ce sont tous ceux que nous appelons les ‘ouvriers de l’Evangile’. A l’Aumônerie, ce sont les animateurs, les responsables de niveau, ceux qui préparent au baptême, à la première communion et à la confirmation. Certains le sont depuis 6 ans ou plus, d’autres depuis un an ou deux, et les derniers depuis quelques jours seulement. Et je sais qu’il y en aura dans les prochaines heures. Ils sont ces ouvriers appelés par le Christ Jésus. Cette mission les fait grandir dans leur foi. Ces témoins imparfaits mais généreux, chacun à leur manière, parce qu’ils sont avec Jésus, permettent aux collégiens et aux lycéens de devenir et d’approfondir leur amitié avec Jésus avec le soutien de l’Eglise.

Le maître sortit encore et en trouva d’autres. Contrairement à ce qu’on pourrait croire, le Christ n’embauche pas seulement en septembre pour les vendanges, mais toute l’année, toute la vie, quel que soit notre âge. Ce qui compte, c’est d’aller travailler à sa vigne.

Un disciple-missionnaire à l'école

Je vois aussi dans chaque jeune qui vient à l’aumônerie ce maître : chacun, chacune peut sortir et être missionnaire, disciple-missionnaire dans son collège ou son lycée, en invitant d’autres à venir faire l’expérience de cette joie divine qui illumine si différemment les visages. Et s'il y a besoin, nous ferons d'autres appels d'animateurs pendant l'année. C'est normal que notre communauté grandisse. EureuKiKomUNI à Jésus le dimanche : il reçoit les forces nécessaires pour vivre la semaine qui commence. Pour moi, pour nous, vivre, c’est le Christ.

J’ignore tout ce que nous vivrons à l’Aumônerie cette année, mais je suis sûr que le Seigneur nous réserve de bonnes surprises et que nous pourrons encore « partager des Good News » comme nous l’avons fait si souvent l’an dernier !

Is 55, 6-9 ; Ps 144 ; Ph 1, 20c-24.27a ; Mt 20, 1-16a

P. Olivier Joncour

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