Homélie 2012.03.18 4°dim Carême B

Dimanche 18 mars 2012 St Pierre St Paul Messe des jeunes

 

Nous voudrions voir Jésus nous sauver sans mourir, sans souffrir. Nous voudrions être dans le camp des vainqueurs. Le temps de la conversion passe par l’acceptation de voir Jésus mourir par amour pour les pécheurs que nous sommes, et de faire partie de ceux qui ont alourdit sa croix par nos péchés. Mieux vaudrait alors vivre sans Dieu, pensent certains. Cependant, nous gardons tous une nostalgie de la communion avec Lui. C’est pourquoi, nous pouvons revenir à Lui et choisir la lumière.

 

Vivre sans Dieu, vivre contre Dieu

Avant l’exil à Babylone à la suite de la défaite d’Israël, la chute de Jérusalem et la destruction du Temple, beaucoup de juifs vivaient comme si Dieu n’existaient pas, comme si leurs ancêtres n’avaient jamais conclu une alliance avec le Seigneur. Et quand on vit sans Dieu ou contre Lui, cela se retourne contre soi. Dieu ne punit pas. Mais on se coupe de la source de Vie et on en vient à faire n’importe quoi. Dès qu’on tourne le dos au Créateur, qu’on Le méprise, qu’on L’oublie, tout est sans dessus dessous. Tout fout le camp ! La terre riche devient un désert. L’arbre vert se dessèche, et meurt.

 

Nostalgie de la vie avec Dieu

Le cœur et la mémoire du croyant n’oublient pas ce qu’il a vécu dans des temps de joie. C’est l’expérience que rapporte le psalmiste. Comme un résumé de ce qu’a vécu le peuple à Babylone. Loin de Jérusalem, loin de s’apitoyer sur son propre sort, il peut se produire une prise de conscience. Comme le fils cadet de la parabole qui avait demandé sa part d’héritage à son père. C’est une fois qu’il eut tout dépensé, qu’il n’avait plus rien à manger, que la mémoire de ce qu’il vivait chez son père lui est revenue : ses ouvriers étaient mieux traités que ce qu’il était devenu (Lc 15, 11-32).

C’est le moment du regret, du repentir. C’est le moment de relire sa propre vie et de tirer les leçons de ce que nous avons vécu, des choix qui nous ont conduits dans une impasse, des moqueries et des blasphèmes contre Dieu, des actes destructeurs contre ceux qui croient en Lui. Si nous avons tous le droit à l’erreur, encore ne nous faut-il pas rater l’occasion de le reconnaître, personnellement ou collectivement.

 

Revenir à Dieu car il nous le propose et nous facilite le retour

Le goût de Dieu ne s’efface donc pas. L’expérience de ses grâces reçues, de la joie d’être en communion avec Lui lors d’une messe, d’un pèlerinage ou d’un sacrement, reste gravée dans le cœur, même si de la vase est venue le recouvrir.

De même qu’après les années d’esclavage en Egypte, le Seigneur a suscité Moïse pour libérer les douze tributs, de même qu’après les 70 ans passés à Babylone, le Seigneur a inspiré un païen, Cyrus, roi de Perse, d’autoriser le retour de la descendance d’Abraham chez elle, de même, après un éloignement de la foi ou de l’Eglise, voyons-nous certains retrouver le chemin du Christ, de sa Parole, d’une vie en communauté. Il y en a sûrement parmi nous.

 

Choisir la lumière

Le jour de notre baptême, il nous a été remis un cierge. « Recevez la lumière du Christ ». Elle nous éclaire. Parfois, c’est la flamme qui éclaire faiblement l’immense nuit dans laquelle nous sommes, dans lequel notre monde vit. A certains moments cruciaux, nous sommes confrontés à des choix : la vie et le bonheur, ou la mort et le malheur (Dt 30,15). La lumière et la logique de l’Amour de Dieu et du prochain ou les ténèbres et l’égoïsme et le repli sur ses seuls intérêts. « Choisis la vie. Choisis la lumière », nous dit Jésus. Choisis Celui qui est venu nous chercher dans les enfers, celui qui est venu nous libérer du mal, du péché et de la mort en offrant non seulement sa vie au Père, mais à toi, à moi, à nous, … Choisissons de regarder le Crucifié qui nous a aimés jusque sur la croix, jusqu’à être renié par ses amis, jusqu’à donner l’impression d’être abandonné par Dieu. Qui donc est Dieu pour nous aimer ainsi ? (bis)

 

Dieu le Père aime son Fils qui l’aime en retour. Le Père continue à nous aimer et espère notre amour. Le Fils nous a sauvés. L’Esprit nous rend saints comme Dieu seul est saint. Vivons en enfants de lumière.

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