Aller au bout de la course d'obstacles Homélie 6° dim Pâques C 2013.05.05

Dimanche 5 mai 2013 6° dim Temps Pascal C St Pierre St Paul de Colombes

Aller au bout de la course d'obstacles

Face aux difficultés de la vie ordinaire, du chômage, de la solitude, de la crise d’adolescence d’un de ses enfants ou du milieu de vie de son conjoint, qu’est-ce que Jésus nous dit ? Face au handicap, à la maladie ou au décès d’un proche, qu’est-ce que Jésus nous propose ? La vie chrétienne serait-elle une course d’obstacles ? Nous pouvons distinguer trois sortes d'obstacles : 

1) Les obstacles que d’autres mettent sur notre route. Ce sont ceux que les gens venus de Judée veulent imposer aux chrétiens d’Antioche d’origine païenne. La question est : sommes-nous le régime de la Loi, ou celui de la Foi et de la grâce ?

Naaman, le gérénal syrien lépreux, se plnge sept fois dans le Jourdain comme le lui demande Elisée. Il en sort guérit.2) Les obstacles que nous voulons nous imposer à nous-mêmes, comme pour rendre la course plus intéressante, comme si nous avions besoin de faire plus d’effort, sinon cela semblerait trop facile. Rappelons-nous Naaman, le général syrien qui est lépreux à qui le prophète Elisée demande de se plonger 7 fois dans le Jourdain pour être purifié de sa lèpre. Il est presque déçu que ce soit si facile. Il serait prêt à s’en imposer davantage (2 R 5, 1-19). De même, à Jérusalem, les Douze, éclairés par l’Esprit Saint et dans la prière, ont décidé de ne pas faire peser sur les chrétiens d’origine païenne d’autres obligations que celles sur les aliments offerts aux idoles et sur les unions illégitimes. N’imposons donc pas des fardeaux trop lourds à ceux qui nous sont confiés.

3) Les obstacles que nous trouvons sur notre route, comme une impasse qui semble un piège, un guet-apens. Comme la Mer Rouge devant les hébreux qui fuient l’Egypte et les armées de Pharaon qui les poursuivent (Ex 14, 10-22). Comme les murailles de Jéricho devant lesquelles Josué se trouve après avoir passé le Jourdain pour entrer en Terre promise, après les 40 ans passé au désert (Jos 6). Ne rebroussons pas chemin. Ne retournons pas en arrière, même si cela semble la seule perspective. Ne devons-nous pas commencer à faire ce que Dieu nous demande de facile, ce qui est à notre portée ? Moïse a levé son bâton et la mer Rouge s'est ouverte pour laisser le peuple traverserLe Seigneur a demandé à Moïse de lever son bâton au-dessus de la mer pour qu’elle s’ouvre devant eux (Ex 14, 16-22). Le 7° jour, au son du cor et du cri de guerre, les murailles de Jéricho se sont écroulé.Le Seigneur a demandé à Josué et au peuple de faire le tour des murailles de la ville en compagnie de l’arche d’Alliance pendant six jours. Et le septième jour, ils devaient fait le tour sept fois, et au son du cor, ils devaient poussé un grand cri de guerre au point que les murailles de Jéricho se sont écroulé (Jos 6, 12-20).

 A certains moments de notre vie, nous aurions envie de baisser les bras par découragement. Le Seigneur ne semble pas entendre nos prières. Du moins, ne pas les exaucer. Faut-il pour autant arrêter de prier ? Non ! Faut-il arrêter de dénoncer les injustices ? Non ! Faut-il renier Dieu et blasphémer contre Lui ? Qui serait alors le gagnant ?

Demandons-nous pourquoi l’ange de l’Apocalypse a entraîné Jean sur une haute montagne. Pourquoi Jésus, l’envoyé du Père, annonce dans son dernier discours aux apôtres que le Père enverra l’Esprit Saint, qu’il qualifie de Défenseur ? Certaines traductions parlent d’Avocat. Quand a-t-on besoin d’un avocat ? Lorsqu’on passe en jugement. C’est d’autant plus nécessaire quand il faut répondre à de fausses accusations. Si nous lisons les Actes des apôtres en continu, nous verrons le nombre d’arrestations et de procès où ils ont répondu en laissant le Défenseur parler en eux et pour eux.

Un ange entraîne sur une haute montagne Jean qui voit la Jérusalem célesteDans l’avant-dernier chapitre de l'Apocalypse, la Révélation de Dieu, dans un contexte de persécution pour les chrétiens de la fin du premier siècle, Dieu veut soutenir la foi et l’espérance de ceux qui seraient tentés de choisir la facilité, de suivre la pente glissante du ‘Ah quoi bon’, de quitter la résistance spirituelle. Dieu veut montrer à ses enfants qu’Il ne les abandonne pas. Que malgré les signes extérieurs, ce n’est pas le malheur, le mal ou le diable qui seront les gagnants. La vision de la cité sainte, de la Jérusalem céleste qui descend sur terre, nous font comprendre que tout ce qui est bon vient de Dieu. Cette cité divine sera donnée par Lui, comme l’a été l’Esprit St à la Pentecôte, de même que la paix donnée par le ressuscité dans ses rencontres entre Pâques et son Ascension.    

Maintenant, je prie le Seigneur Jésus pour que, à ceux qui sont dans la tourmente, à ceux qui traversent une tempête intérieure ou extérieure, il donne l’assurance de sa présence et de son réconfort. Qu’il vienne les visiter par son Esprit pour qu’il leur donne les mots et les attitudes justes aux provocations de leurs adversaires. Qu’il donne la force et la paix du cœur aux personnes inquiètes, qu’il favorise la paix et le pardon entre les personnes qui se sont blessées, déchirées. Que le Seigneur nous fasse passer de la peur d’être abandonnés à la joie confiante et pacificatrice de sa présence fidèle et de son amour et inconditionnel. Amen.

Ac 15, 1-2.22-29 ; Ps 66 ; Ap 21, 10-14.22-23 ; Jn 14, 23-29

P. Olivier Joncour

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