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L'eau de la grâce Homélie 3° dim Carême A (8.03.2026)

Dimanche 8 mars 2026 3° dim Carême A Ste Marie-Madeleine Gennevilliers

L'eau de la grâce

A Rephidim, le eigneur donne l'eau en demandant à Moïe de frapper le rocher

Après la création et la désobéissance le 1° dimanche, l’appel d’Abram le 2°, la soif à Réphidim aujourd’hui. C’est, dans une épreuve, un temps de crise et de difficultés, la nostalgie d’un temps qui semblait plus béni que le présent, avec la tentation de revenir en arrière : ici l’absence de stand de ravitaillement et de supermarché par l’intendance de Dieu qui, s’il a organisé la grande évasion et le passage de la Mer Rouge, semble avoir oublié le quotidien, la vie ordinaire de son peuple, notamment la logistique. En Egypte où il était esclave et travaillait dur, celui-ci était nourri pour avoir de la force pour les grandes constructions de Pharaon. Donc, peu de jours après l’arrivée devant la Mer Rouge où le peuple s’est cru piégé par Dieu alors que les chars égyptiens les poursuivaient et allaient les rattraper (Ex 14, 11-12), à nouveau la même question : « le Seigneur est-il avec nous ou par manque de foi, nous aurait-il oubliés ? Veut-Il nous faire mourir de soif ? » Au chapitre 16, c’était au sujet de la nourriture. Et le Seigneur a donné les cailles et la manne pendant quarante ans, six jours sur sept. A Réphidim, c’est l’absence de fontaine d’eau, de puits et d’oasis. Et le Seigneur va donner à boire à son peuple : non pas un largage quotidien de bouteilles d’eau par une troupe d’anges, non, mais un rocher qui va se déplacer.

Après les trois tentations au désert et la mise au défi de son être de Fils de Dieu le 1° dimanche et sa confirmation par la voix du Père au 2°, une Samaritaine va découvrir plusieurs titres qui sont attribués à Jésus. En cette Journée de droits de femmes, il est heureux que la Providence nous ait écouter le récit de cette rencontre entre deux croyants.

Jésus attend au puits pour rencontrer la samaritaine

Le Seigneur nous attend. Pour la Samaritaine, déjà mariée 5 fois, rejetée par les personnes de son village, elle ne peut aller au puits puiser de l’eau à l’aube ou le soir comme les autres femmes (cf Gn 24,11). Elle est obligée d’y aller à un autre moment. Elle a choisi le milieu du jour, où le soleil est le plus haut dans le ciel, le moment où l’intensité de la lumière est la plus forte. Cela va devenir l’heure de plusieurs révélations.

Le lieu de la rencontre personnelle avec Jésus est un puits, celui de Jacob, le fils d’Isaac. Rappelons-nous que le serviteur d’Abraham parti chercher une épouse pour son fils Isaac avait demandé à une jeune femme, Rébecca. Elle venait chercher de l’eau. Il lui a dit  : « Donne-moi à boire » (Gn 24,17)

Jésus entre en relation. Il franchit 2 lignes blanches : parler avec une femme en public, et entre Juifs et Samaritains. C’est bien ce qui étonne la femme : Comment ! Toi, un Juif, tu me demandes à boire, à moi, une Samaritaine? C’est aussi ce qui surprend les disciples à leur retour (v. 27b).

Il entre en dialogue avec nous, homme ou femme. Il n’y a plus de limite, de ligne blanche ni de barrière. Il le fait avec nous que nous soyons baptisés depuis notre enfance ou en recherche ou venant d’un autre monothéisme, judaïsme ou islam, d’une autre voie de sagesse, bouddhisme, hindouisme ou shintoïsme. Ou ignorant tout sur Dieu. Comme l’écrit saint Paul, sur la croix, Jésus a fait tomber tous les murs de séparation (cf Ep 2,14).

si tu savais la don de Dieu ...

Jaillira en fleuve d’eau vive C’est la soif spirituelle, de Dieu, du seul qui désaltère et rafraîchit vraiment. Il faut du temps pour découvrir qui est réellement Jésus, au-delà de la première impression de l’homme fatigué. C’est progressivement qu’elle ose des titres à partir de ce que Jésus lui dit et lui répond : il est d’abord un Juif (v. 9), puis Seigneur (v. 11.15.19), plus grand que notre père Jacob (v. 12), un prophète (v. 19), le Messie qu’on appelle Christ (v. 25). Aux villageois, elle le présente pour susciter leur curiosité : un homme qui m’a dit tout ce que j’ai fait. Ne serait-il pas le Christ ? Après trois jours chez eux et avec eux, ils le reconnaîtront comme le Sauveur du monde (v. 42d).

Pour les personnes qui sont curieuses présentes parmi nous ce matin, celles qui sont en recherche, demandez à Jésus : « Jésus, dis-moi qui tu es ».

les vrais adorateurs adorent en esprit et vérité

Les vrais adorateurs adorent en esprit et en vérité. Jésus a précisé : l’heure vient et c’est maintenant. C’est lié à sa présence, à ses paroles. Ce maintenant est à nouveau d’actualité. Le Seigneur attire à Lui. Comment vivre cette rencontre personnelle avec Lui? Prenons du temps dans le silence, dans la prière, le dialogue intérieur : commençons par 2-3 minutes par jour et augmentons un peu chaque semaine.

Après cela, on ne peut pas garder ce trésor pour soi : on a envie d’en parler, de le partager, de témoigner pour donner envie de connaître Jésus. Pour ceux qui veulent construire la maison de leur vie non pas sur le sable, mais sur le roc (cf Mt 7, 24-25). (cf 11° méditation de Mgr lors de la retraite de Carême 2026 au Vatican)

A qui dont je sais qu’il se pose des questions, puis-je témoigner et l’inviter à suivre le Parcours Alpha, et y accompagner cette personne : aujourd’hui sur le sens de la vie. Dimanche 15 mars sur Jésus.

Qui a envie de donner sa vie à Jésus ? A la fin de cet itinéraire que nous avons parcouru avec la Samaritaine aujourd'hui, je propose à celles et ceux qui le veulent faire un pas de plus et de dire dans leur coeur : "Je reconnais et je choisis Jésus comme mon Sauveur."

Ex 17, 3-7 ; Ps 94 ; Rm 5, 1-2.5-8 ; Jn 4, 5-42

OJ+

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