Sommes-nous le sel de la terre ou la lumière du monde? Homélie 5° dim TO A (8.02.2026)
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Dimanche 8 février 2026 5° dim TO A NDA St Jean de G Gennevilliers
Sommes-nous le sel de la terre ou la lumière du monde?
Sommes-nous sel de la terre ou lumière du monde?
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Vous êtes le sel de la terre … Vous êtes la lumière du monde. Jésus ne fait pas de promesse pour l’avenir, pour demain, après-demain ou après la mort. Par le baptême, nous devenons sel de la terre et lumière du monde. Les plus anciens se souviennent sûrement qu’avant le Concile Vatican II, lors de la célébration d’un baptême, le prêtre mettait un peu de sel sur la langue du bébé. Avec la révision des rituels demandée par les évêques du Concile Vatican II dont ceux du baptême (SC 66), ce geste du sel considéré comme moins essentiel n’a pas été gardé. Par contre, après le baptême, l’onction avec le saint chrême et la remise du vêtement blanc, la remise de la lumière avec un cierge allumé au cierge pascal allumé au début de la veillée pascale au feu béni en dehors de l’église avec la phrase suivante : « Recevez la Lumière du Christ ! ».
Sommes-nous le sel qui donne du goût et met en valeur les aliments cuits, le sel qui donne du goût et de la saveur dans le rencontres et les relations de voisinage, au travail, dans nos engagements associatifs, politiques, syndicaux, en Eglise ?
Sommes-nous le sel qui permet de garder de l’eau lorsqu’il fait chaud et de transpirer moins, de garder la grâce de l’eau baptismale et de la soif de Dieu, de la vérité, de la paix, de la justice, … ?
Sommes-nous le sel qui est précieux et cher, dont on se souvient qu’à une époque, il y avait la gabelle, un impôt sur le sel, cet amour si précieux reçu du Seigneur ?
Sommes-nous le sel de la terre ?
Sommes-nous la lumière du monde, non pas parce que nous serions brillants avec notre intelligence? Nous sommes comme saint Paul arrivant à Corinthe : quand je suis venu chez vous, je ne suis pas venu vous annoncer le mystère de Dieu avec le prestige du langage ou de la sagesse. Parmi vous, je n’ai rien voulu connaître d’autre que Jésus Christ, ce Messie crucifié. Et c’est dans la faiblesse, craintif et tout tremblant, que je me suis présenté à vous. Mon langage, ma proclamation de l’Évangile, n’avaient rien d’un langage de sagesse qui veut convaincre ; mais c’est l’Esprit et sa puissance qui se manifestaient, pour que votre foi repose, non pas sur la sagesse des hommes, mais sur la puissance de Dieu. Quel contraste avec les philosophes grec qui, par leurs arguments, cherchaient à convaincre en s'appuyant sur leur raison.
Sommes-nous la lumière du monde, créée par Dieu le premier jour où Il « dit : ‘Que la lumière soit !’ et la lumière fut » (Gn 1,4) pour éclairer la terre et distinguer le jour de la nuit, pour permettre que la lumière soit possible? C'est très étrange alors que le soleil, la lune et les étoiles ne seront créés que le 4° jour (cf Gn 1, 14-18) !
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Sommes-nous la lumière du monde parce que non seulement nous sommes à l’écoute de la Parole qui est une lumière sur notre route (cf Ps 118), « la lumière des homme » (Jn 1,4) mais aussi que nous mettons en pratique de telle sorte que nous construisons la maison de notre vie sur Lui, notre rocher (cf Mt 7, 24-25)?
Sommes-nous la lumière du monde de telle sorte qu’en partageant ton pain avec celui qui a faim, qu’en accueillant chez toi les pauvres sans abri, qu’en couvrant celui que tu verras sans vêtement, […] alors ta lumière jaillira comme l’aurore ? Nous avons reconnu des œuvres de miséricorde corporelles qui serviront au jugement dernier : donner à manger à celui qui a faim, à boire à celui qui a soif, habiller celui qui est nu (cf Mt 25, 31-40).
Sommes-nous la lumière du monde de telle sorte qu’en faisant disparaître de chez toi le joug, le geste accusateur, la parole malfaisante, si tu donnes à celui qui a faim ce que toi, tu désires, et si tu combles les désirs du malheureux, ta lumière se lèvera dans les ténèbres et ton obscurité sera lumière de midi?
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Sommes-nous la lumière du monde de telle sorte que, comme nous savons que nous n’en sommes pas l’origine, tous découvrent que nous vivons une communion si forte avec le Christ Jésus, « la lumière des hommes [qui] brille dans les ténèbres » (Jn 1,5a) que nous le devenons par participation, en étant les sarments sur le cep de la vigne (cf Jn 15,5)?
Sommes-nous la lumière du monde ?
Après les deux affirmations, Jésus met en garde contre un risque, un danger : perdre la fonction du sel - si le sel devient fade, comment lui rendre de la saveur ? - et le rôle de la lumière – celle de placer la bougie sous le lit, ou que la flamme s’éteigne. Ou nous vivons comme si Dieu n’existait pas, comme les cinq jeunes filles insensées de la parabole, qui ont vécu comme la cigale de la fable de La Fontaine (La cigale et la fourmi) en faisant la fête, si bien qu’au moment de la venue du Christ, de nuit, elles n’ont pas de provision d’huile pour aller à sa rencontre (cf Mt 25, 1-13) Si c’est le cas, profitons du Carême pour nous ressaisir, par la prière, le partage et le jeûne, et en confessant et regrettant nos péchés afin de recevoir le pardon du Seigneur.
Is 58, 7-10 ; Ps 111 ; 1 Co 2, 1-5 ; Mt 5, 13-16
OJ+
