La mémoire de Marie et messages de paix Homélie Ste Marie, Mère de Dieu (1.01.2026)
-
Jeudi 1° janvier 2026 Ste Marie, Mère de Dieu NDA Gennevilliers
La mémoire de Marie et messages de paix
Marie retenait tous ces événements et les méditait dans son coeur.
/image%2F1489074%2F20260101%2Fob_513e65_luc2-12.png%3Fw%3D788)
Qu’est-ce que l’ange avait demandé aux bergers? d’aller voir Joseph, le descendant de David? Non. D’aller voir Marie? Non, mais d’aller voir le nouveau-né !
Qui les mages ont-il cherché? Joseph? Marie? Non le roi de Juif !
La mission que le Seigneur attribue à Marie, la mission d’élever, de veiller sur lui, de le protéger.
Comme l’ont bien compris des générations de croyants juifs avant elle, ils ont retenu ce que le Seigneur leur avait donné de vivre ou ce qu’Il leur avait dit. Belle mémoire de ce qui est précieux et que nous retrouvons notamment dans les récits de l’enfance dans l’Evangile selon St Luc. Mémoriser et méditer pas seulement avec son intelligence, mais dans son coeur. Et chercher dans la Bible juive ce qui était annoncé, chercher des correspondances, des annonces que le Seigneur avait faites par les prophètes et qui n’étaient pas encore réalisées. La plus flagrante qui la concernait était celle d’Isaïe : « la vierge enfantera un fils. » (Is 7,14b)
Et nous au tournant de 2025 et 2026, qu’avons-nous envie de retenir de cette année du jubilé de l'espérance : est-ce un pèlerinage à la Chapelle de la Médaille miraculeuse, à la cathédrale Notre Dame de Paris réouverte le 25 mai avec le diocèse, au Mont St Michel, à Notre Dame de Boulogne pour le Pélé des femmes, à Lourdes ou ailleurs? Était-ce un temps de prière ? Comme à Montmartre pour le pélé de femmes, ou lors de d’une nuit de prière du Carême, de l’Ascension ou de l’Avent? Ou lors d’une messe particulière comme le mercredi des cendres, le dimanche des rameaux, le jeudi saint, lors du chemin de croix ou de la vénération de la croix le vendredi saint, la Veillée pascale, de l’Ascension ou de la Pentecôte?
Ecoutons les extraits de 3 messages de la paix :
Noël, c'est la paix; Noël, c'est la paix qui s'exprime dans la liberté ; Noël, c'est la paix qui repose sur la vérité ; Noël, c'est la paix; qui est fondée sur la justice; Noël, c'est la paix qui reçoit de l'amour sa vie et sa plénitude; Noël, c'est la paix qui se vit dans la communion. (Titres du Message de Noël 2025 de la Mission ouvrière et populaire).
Une paix désarmante
La bonté est désarmante. C’est peut-être pour cela que Dieu s’est fait petit enfant. Le mystère de l’Incarnation, qui atteint son abaissement le plus complet dans la descente aux enfers, commence dans le sein d’une jeune mère et se manifeste dans la mangeoire de Bethléem. “Paix sur la terre”, chantent les anges en annonçant la présence d’un Dieu sans défense, dont l’humanité ne peut se découvrir aimée qu’en prenant soin de lui (cf. Lc 2,13-14). Rien ne possède autant le pouvoir de nous changer qu’un enfant. Et peut-être est-ce précisément la pensée de nos fils, des enfants, mais aussi de ceux qui sont fragiles comme eux, qui nous transperce le cœur (cf. Ac 2,37). À ce propos, mon vénéré Prédécesseur écrivait que « la fragilité humaine a le pouvoir de nous rendre plus lucides sur ce qui dure et ce qui passe, sur ce qui fait vivre et ce qui tue. C’est peut-être pour cela que nous avons si souvent tendance à nier les limites et à fuir les personnes fragiles et blessées : elles ont le pouvoir de remettre en question la direction que nous avons choisie, en tant qu’individus et en tant que communautés. (Extrait du Message du Pape Léon XIV pour la Journée de prière pour la paix du 1° Janvier 2026).
Nous aspirons à la paix — paix intérieure et paix dans ce monde que Dieu aime tant. « Commencez par vous l’œuvre de paix, en sorte qu’une fois pacifiés vous- mêmes, vous portiez la paix aux autres* », disait un croyant du IVe siècle.
Lorsque Jésus rencontre Marie de Magdala dans le jardin le matin de Pâques, il lui demande : « Pourquoi pleures-tu ? Qui cherches-tu* ? » Ses larmes se changent en joie lorsqu’elle comprend que celui qu’elle désirait tant n’a pas été vaincu par la mort. Et Jésus l’envoie ensuite annoncer à ses autres amis ce qu’elle a vu et entendu.
Peu après, lorsqu’il les retrouve et qu’ils sont encore remplis de peur, ses premiers mots sont : « Paix à vous* ! » En les rejoignant à travers leurs peurs, il les ouvre à la paix de sa présence. En leur soufflant l’Esprit Saint, il leur confie la responsabilité de poursuivre son œuvre de réconciliation.
La paix que Jésus leur avait promise avant sa mort, une « paix que le monde ne peut donner* », est bien plus qu’une simple absence de conflit. Le mot biblique shalom inclut un sens de restauration et de plénitude. C’est la paix de Dieu qui nous est confiée pour que nous puissions la cultiver et la faire grandir.
Lorsque nous aidons les autres à découvrir la liberté et la paix qui leur sont offertes, lorsque nous faisons ce que nous pouvons pour abattre les barrières d’hostilité ou les murs qui les enferment, alors nous participons à la vie même de Dieu. Et lorsque nous contemplons la création avec émerveillement et gratitude, en prenant soin d’elle, ne marchons-nous pas sur le même chemin ?
Nous avons tous besoin de nous laisser immerger dans la paix que le Christ ressuscité promet à chacun et chacune de nous. C’est ainsi que nous pouvons cheminer ensemble et nous accompagner, en semant l’espérance* pas à pas. Même à travers les gestes les plus simples, chercherons-nous à devenir des signes de réconciliation, des pèlerins de paix, tous à notre manière, là où Dieu nous a placés ? (Extrait de la Lettre de Taizé 2026 "Que cherches-tu?" de Frère Matthieu ; 7° partie : "Chercher la paix").
Nb 6, 22-27 ; Ps 66 ; Ga 4, 4-7 ; Lc 2, 16-21
P. Olivier Joncour
