Prière et Esprit Saint Homélie 17° dim TO C (28.07.2025)
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Dimanche 27 juillet 2025 17° dim TO C St Jean des Grésillons et Ste Marie-Madeleine Gen/nevilliers
Prière et Esprit Saint
Après le service du prochain il y a deux semaines, et des manières différentes de servir le Seigneur, dimanche dernier, Jésus nous oriente vers son Père et notre Père par la prière sont ses disciples sont curieux.
La prière, c’est parler au Seigneur, soir avec un texte bien défini comme la prière du « Notre Père » que Jésus a donnée à ses disciples, ou le « Je vous salue Marie », ou des psaumes ou des cantiques de l’Ancien ou du nouveau Testament comme le Magnificat (Lc 1, 46-55) lors de la Visitation, ou le Cantique de Syméon (Lc 2, 29-32) lors de la présentation de Jésus au Temple.
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La prière est aussi un dialogue où le priant, fils ou fille de Dieu, disciple du Christ Jésus, connecté et relié par l’Esprit Saint comme Abraham le fait avec le Seigneur. Nous avons remarqué que c’est le Seigneur qui commence à parler et Abraham lui répond en lui posant des questions. Vas-tu vraiment faire périr le juste avec le coupable ? Peut-être y a-t-il 50 justes dans la ville. Vas-tu vraiment les faire périr ? Ne pardonneras-tu pas à toute la ville à cause des cinquante justes qui s’y trouvent ?
Abraham est comme les catéchumènes qui se préparent au baptême ou celles et ceux qui reviennent à l’église après des années d’éloignement, sans rencontre personnelle avec Lui. Comme les catéchumènes, Abraham découvre ce Dieu unique. Il n’avait pas la Bible pour en savoir plus sur Lui. En lui posant des questions, il cherche à mieux le connaître, à mieux savoir comment se comporter avec Lui en apprenant du Seigneur Lui-même ce qu’il veut faire. Abraham tâtonne. Il est prudent. Il avance pas à pas, avec respect pour le Seigneur. C’est ensuite qu’Abraham entre dans une négociation pour faire baisser le nombre de justes à trouver à Sodome pour que le Seigneur ne détruise pas la ville et ses habitants. Il intercède pour des personnes qu’il ne connaît pas. Il est bien du côté des humains face au Divin. Il veut éviter ce qui s’est passé au temps de Noé (cf Gn 6).
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Jésus nous fait entrer dans sa relation Fils-Père et sa prière. Il ne négocie pas le nombre de pécheurs et de justes. Nous le savons, tous nous sommes pécheurs, « tous, nous avons péché » (Rm 3,23a) écrit St Paul et il est le seul Juste. Cependant par son « Oui » quotidien et au Mont des Oliviers à son Père, puis sur la croix, il a justifié, rendu justes tous les pécheurs !
Le Seigneur aime et veut donner. Il nous a déjà donné la vie terrestre lors de notre naissance, parce qu’il est notre Créateur. Cependant, Il veut être bien davantage pour nous ! Il veut être notre Père des cieux. Pour cela, il faut vivre la seconde naissance, « naître d’en haut » (Jn 3, 3.7), à la manière dont Jésus en parle avec Nicodème : « Personne, à moins de naître de l’eau et de l’Esprit, ne peut entrer dans le royaume de Dieu. » (Jn 3,5). Jésus parle non pas du baptême dans l’eau donné par son cousin Jean, mais du baptême donné après la Pentecôte, « au nom du Père et du Fils et du St Esprit » (Mt 28,19b) selon la formule donnée par Jésus aux apôtres. Par le baptême, Dieu nous adopte et fait de nous ses fils et ses filles. N’est-ce pas extraordinaire ? Si nous pensons que ça l’est, répondons « Amen ! » N’est-ce pas extraordinaire ? « Amen » Il peut donner le pain dont nous avons besoin chaque jour comme Il a fait, non pas un jour, non pas une semaine, non pas un mois ni un an, mais pendant quarante ans dans le désert pour les hébreux, la manne (cf Ex 16,35). N’était-ce pas extraordinaire ? « Amen » Et Il nourrit ses enfants lorsque nous recevons le pain eucharistique ! « Amen ! »
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« Lève-toi, ma fille ! Lève-toi mon fils ! Je suis ton Père ! » non pas « Je suis ton Père », à la façon Dark Vador dans la ‘Guerre des étoiles’, mais « je suis ton Père, tu es mon enfant. » dit avec assurance, force et tendresse. Et nous pouvons lui répondre « Oui, Dieu notre Père, je suis ton enfant, nous sommes tes enfants. » Pour le dire avec les mots du refrain d’une chanson de Glorious : « Dieu éternel, Tu es mon Père, je suis ton enfant. Dieu éternel, je sais que tu m’aimes. Je suis à Toi, éternellement. » (Je suis ton enfant).
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Finalement, pour que chaque demande du Notre Père ne soit pas lettre morte pour la part qui nous concerne, Jésus nous donne la solution à la fin : demander l’Esprit St. En effet nous ne pouvons pas sanctifier le nom de Dieu sans le St Esprit. Le royaume des cieux ne peut pas grandir en nous et entre nous sans le travail intérieur du St Esprit. Nous ne pouvons pas faire la volonté de Dieu sans le discernement et la force du St Esprit pour aller jusqu’au bout. Nous ne pouvons pas prier dans dans une attitude juste, filiale, respectueuse sans l’Esprit du Fils pour demander ce que le Père veut nous donner. Nous ne pouvons pas pardonner aux autres sans nous savoir pardonnés et sans l’amour du St Esprit en nous pour dépasser ce qui est encore trop humain. Nous ne pouvons pas succomber aux tentations du Mauvais en ne comptant que sur nos seules forces. Comme Jésus au désert après avoir reçu l’Esprit Saint, laissons-Le être notre Défenseur, notre avocat, notre Paraclet (Jn 14,16.26 15,26). Pour être totalement délivrés du mal et du malin, ce n’est possible que depuis la Passion, la mort et la résurrection du Christ auquel nous sommes associés et unis lors de notre baptême pour que nous laissions l’Esprit Saint prendre le volant de notre vie pour nous conduire à bon port et nous guider jour après jour, pour être saints !
Demandons au Père de recevoir l’Esprit du Père et du Fils si ce n’est déjà fait ou de Le réveiller en nous, comme St Paul le conseille à Timothée (cf 2 Tm 1,6) si nous avons arrêté de Le solliciter, pour qu'Il reprenne sa place dans notre vie !
Gn 18, 20-32 ; Ps 137 ; Col 2, 12-14 ; Lc 11, 1-13
OJ+
