Les disciples-missionnaires que Jésus recherche Homélie 29° dimanche du temps ordinaire B (21.10.2018)

Dimanche 21 octobre 2018 29° dim TO B Colombes St Pierre St Paul

Les disciples-missionnaires que Jésus recherche

Journée missionnaire mondiale 2018 J'ai soif de toi, Viens !

En ce dimanche missionnaire mondial qui a lieu pendant le synode sur les jeunes, la foi et le discernement des vocations, je vous propose de réentendre cet évangile comme des jeunes de Colombes l’ont réécrit en slam l’an dernier à Taizé :

Jacques et Jean adressent à Jésus une prière sans leur mother
Peux-tu garder les places d’honneur, pour nous les brothers ?
Siègeront-ils avec lui, le jour où il sera roi sur la croix ?
Que dire de la coupe à boire qui demande tant de foi ?

« Jésus dit : « Vous me demandez presque l’impossible
La coupe de douleur, tu dois la boire jusqu’à en être ivre
Crois-tu que c’est moi qui décide qui siège à côté de moi ?
C’est mon Père qui est aux cieux qui préside et qui fait ce choix.

Les disciples indisciplinés se plaignent des fils de Zébédée
Jésus prend la parole pour remettre les pendules à l’heure
Si tu veux être le maître, sois prêt à être le serviteur
Car le Fils de l’Homme n’a qu’une seule ambition
Celle de donner sa vie pour toutes les nations. »

(Anderson, Christopher et Achile à Taizé 2017)

Jésus a appelé Jacques et Jean à tout quitter pour le suivre

Ces deux frères, des pêcheurs du lac de Galilée, ont quitté leur père pour suivre Jésus (1,19-20). Il les a emmenés avec lui et Pierre pour qu’ils soient les témoins du réveil du sommeil de la mort la fille de Jaïre (5, 37-43) et de sa Transfiguration entre Moïse et Elie (9, 2-10). On les retrouvera après la Cène pour prier à Gethsémani (14, 32-42).

Le choix cohérent des lectures nous oriente vers Jésus, Serviteur Souffrant, et grand-prêtre éternel, deux des trois caractéristiques de tout baptisé qui s’entend dire lors de l’onction avec le St Chrême : « Tu participes à la dignité de prêtre, prophète et roi ». Cela renvoie aux trois missions de l’Église : la prière, l’annonce de la Parole après l’avoir écoutée, et le service des plus fragiles. Ce sont 3 des 5 essentiels des « disciples-missionnaires » dont parle le Pape François dans La joie de l’Evangile, avec la fraternité et la formation.

La prière - liturgie

Commençons par la prière comme l’ont fait Jacques et Jean en s’adressant directement à Jésus, sans passer par leur mère (Mt). Leur demande n’est que pour eux 2, si bien que cela crée une division dans le groupe des Douze. Ils demandent les 2 places les plus proches : à sa droite et à sa gauche. Nous le savons, lorsque Jésus sera crucifié, il sera entouré de 2 criminels. Ni Jean, ni Jacques. Au ciel, cela ne dépend pas de lui non plus.

Si Jésus est désigné comme le grand-prêtre dans la lettre aux Hébreux, c’est qu’il prenait du temps pour prier Dieu son Père, pour lui demander l’aide de l’Esprit Saint pour sa mission et la force d’aller et d’aimer jusqu’au bout (Jn 13) et, par sa Passion et sa crucifixion, par le don de sa vie, de sauver tous les enfants, toutes les femmes, tous les hommes.

Réalisons-nous bien que, par le baptême, nous sommes tous prêtres ? Nous n’avons pas besoin d’intermédiaire pour nous adresser au Seigneur. S’il est possible de demander pour nous, comme Ausenda en témoignera personnellement à la fin de la messe, il est important que nous demandions aussi pour les autres, comme elle le fait. Et jamais contre eux, même les méchants et les persécuteurs : au contraire, demandons-Lui qu’Il touche leur coeur.

Celui qui veut être parmi vous le premier, sera l'esclave de tous

Continuons avec le service, la diaconie. Celui qui veut devenir grand parmi vous doit sera votre serviteur. Servir est un honneur. Cela demande de l’amour et de la patience envers soi-même. Mettons-nous à l’école de Jésus qui a lavé les pieds de ses disciples (Jn 13). Il ne s’agit pas de surplomber, ni de regarder de haut. Il s’agit de se mettre à sa hauteur : s’il est par terre, de s’accroupir ou de s’asseoir par terre, s’il est assis sur une chaise ou un banc, de se mettre à ses côtés : c’est « simple comme bonjour » (Entourage), c’est la base que l’on apprend quand on fait une maraude ou que l’on partage un café, un thé ou un jus de fruits au petit-déjeuner fraternel du dimanche matin, avant la messe, avec les personnes seules ou sans abri. A certains moments, il faut même se mettre plus bas que l’autre. Par le baptême, nous sommes tous rois à la manière du Roi des juifs à qui Dieu demande de guider son peuple. Je pense à tous les parents qui élèvent un ou plusieurs enfants, aux grands-parents qui s'occupent des chic-ouf pendant les vacances, aux aide-soignants, infirmières et infirmiers dans les hôpitaux et maisons de retraite, ...

témoignages

Terminons par le témoignage. Le témoin ose une parole, un geste au nom de sa foi, au nom de Dieu qui le lui a demandé. Parfois, c’est sa vie ou un épisode de sa vie qui est témoignage de l’amour de Dieu qui peut changer une vie, des relations, un regard, un coeur endurci. Le portrait du serviteur souffrant d’Isaïe (52,13-53,12) a aidé les premiers disciples de Jésus a passé au-delà du scandale de la croix et de ses souffrances pour y découvrir, à la lumière de sa résurrection, que Dieu les avait sauvés. Par le baptême, nous sommes prophètes, des vases d’argiles qui portons en nous la Parole de Dieu et qui abritons l’Esprit Saint, deux trésors divins sans prix qui nous font vivre de la vie de Dieu.

Imaginez si  chaque baptisé vivait pleinement ces trois dimensions, l'Eglise et le monde iraient alors beaucoup mieux !

Is 53, 10-11 ; Ps 32 ; He 4, 14-16 ; Mc 10, 35-45

P. Olivier Joncour

St Pierre St Paul, Colombes

Témoignage d’Ausenda R

Messes préparées par l’Equipe du Rosaire

20-21 octobre 2018

Bonjour à tous,

Beaucoup parmi me vous me connaissent déjà car j’ai donné un témoignage dans Le Colombier n°8 paru début 2018, sur le Sacrement des malades que j’ai reçu plusieurs fois.

Je m’appelle Ausenda. J’habite en France depuis 47 ans et à côté de l’église depuis 18 ans. J’ai 66 ans.

Ces 5 dernières années, j’ai vécu de grandes souffrances, jour et nuit – l’horreur – que personne ne peut imaginer, de la tête au pied : les médecins n’ont jamais vu quelqu’un d’autre dans mon état. Il m’est arrivé de prendre jusqu’à 50 médicaments par jour sans que la morphine ou les anti-inflammatoires ne diminuent la douleur. Des grands médecins m’ont dit que cela durerait toute ma vie. Il y a un an, les médecins m’avaient annoncé qu’il fallait m’opérer et m’enlever totalement la vessie. Depuis de très nombreuses années, j’ai du diabète : 500 à 600 mg alors que l’on ne peut pas résister avec plus de 150 mg.

Pendant toutes ces années, j’ai continué à avoir la foi, à prier avec mon coeur et mes tripes, à demander la guérison, tous les jours, et même la nuit. Et je ne peux m’endormir qu’après avoir prié. Et c’est encore le cas aujourd’hui.

Si j’ai pu tenir, c’est grâce à la foi, à la prière et celle de vous tous. Je ne vous remercierai jamais assez mais vous êtes dans mon coeur pour toujours.

L’Esprit Saint est toujours avec nous, il faut le croire et lui parler souvent. Marie aussi, ainsi que tous les anges.

Vous avez dû vous rendre compte que depuis octobre 2017, ma vie a changé car je suis allée en pèlerinage à Lourdes, avec notre diocèse et Mgr Aupetit. En fait, c’est quelqu’un de Colombes qui m’a offert ce pèlerinage. Et depuis, tous les jours, grâce à Dieu, l’Esprit St et la Ste Vierge Marie, j’ai reçu une grande grâce de guérison. Au retour de Lourdes, le taux du diabète est redevenu normal, avant de remonter.

Quelques mois plus tard, en avril 2018, pour le vendredi saint, je suis allée en Italie, à San Damiano en pèlerinage voir Notre Dame des Roses. Là aussi, j’ai reçu de grandes grâces, comme à Lourdes : des visions avec le Christ, la Sainte Vierge Marie et l’enfant Jésus dans ses bras. Ce que j’ai vu à nouveau à Colombes à côté de l’église. Là bas aussi, à nouveau, le diabète est redevenu normal avant de remonter après. Cela s’est répété en mai au Portugal au Sanctuaire de Fatima.

J’ai été guérie d’une triple infection de la vessie et des reins. Et je n’ai plus besoin d’être opérée pour cela. Avec la foi, des prières et l’eau miraculeuse de Fatima, j’ai été guérie sans aucun traitement. Depuis 4 mois, mon diabète est redevenu normal et n’a pas remonté.

Fin août et tout le mois de septembre 2018, je suis retournée au Portugal pour remercier la Ste Vierge de Fatima pour cette guérison et pour demander la guérison et de grandes grâces pour tous ceux qui souffrent dans le monde entier.

Vous voyez, il ne faut jamais perdre l’espoir. Là je me sens revivre même si je souffre encore. Il faut de la persévérance dans la foi en Jésus Christ, l’Esprit Saint, la Sainte Vierge Marie de Lourdes, de Ste Marie Damiano et la Sainte Marie du Portugal.

Je me pose malgré tout des questions : Pourquoi moi ? Pourquoi si vite ? Pourquoi pour des maladies si graves ? Pourquoi des choses si énormes ?

Si j’ai été guérie, pourquoi pas vous ? Et d’autres ailleurs ? Je prends encore des médicaments mais deux fois moins qu’avant.

Que Dieu vous bénisse et qu’Il vienne en aide à tous. Je sais que mon témoignage soutient la foi de certains en grandes difficultés. Sans la prière du Rosaire, et le chapelet tous les jours, je n’aurais jamais tenu. Je remercie aussi les quelques anges gardiens que j’ai sur cette terre et dans cette église. Je ne les oublierai jamais.

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