Amis de Jésus Homélie 6° dim TP B (10.05.2015)

Dimanche 10 mai 2015 6° dim TP B St Etienne St Henri, Colombes

Amis de Jésus

La Parole de Dieu nous permet de confronter nos idées sur Dieu, ce que nous imaginons sur Lui au point de nous faire de fausses idées, et ce que Dieu dit de Lui-même, ce qu’Il nous fait découvrir sur Lui à travers l'histoire de l'Alliance avec le peuple d'Israël, et à partir des paroles et des gestes de Jésus.
Recevoir la joie de Jésus et être dans la joie Quand on pense à Dieu, on a un a priori de sévérité. Or, qu’en est-il vraiment ? C’est tout le contraire, puisque Jésus nous fait découvrir la joie qu’il y a en Dieu, et sa joie. Je vous ai dit cela pour que ma joie soit en vous et que votre joie soit parfaite. C’est cela « La joie de l’Evangile » (Pape François).
Quand on pense à Dieu, et plus particulièrement la relation des hommes avec Lui, on pense à une distance, à un fossé que l’Homme ne peut pas combler. Or, qu’en est-il vraiment ? C’est tout le contraire, puisque Jésus nous fait découvrir que c’est Lui qui veut réduire cette distance : déjà, le Fils de Dieu s'est fait homme, ensuite il nous propose d’être ses amis. Je ne vous appelle plus serviteurs, […] je vous appelle mes amis.
Jésus décide d'avoir besoin des hommesHabituellement, on attend tout de Dieu et on se dit qu’il n’attend rien de nous. Or qu’en est-il vraiment ? C’est tout le contraire, puisque nous savons que, dans une amitié, il y a une réciprocité, une gratuité : c’est fou quand nous réalisons que nous pouvons apporter quelque chose à Jésus alors que, lui, il ne lui manque rien, alors qu’il n’a pas besoin de nous !
Dans le judaïsme, le juif choisit son maître, son rabbin. Dans les arts, le spectateur ou l’auditeur choisit son ou ses artistes. Dans la vie, on a besoin de se choisir des personnes à admirer. On place, au niveau de Dieu, des personnes qui nous fascinent, un acteur, un chanteur, un footballeur, un mannequin, comme le centurion romain qui, tombant aux pieds de Pierre, se prosterna devant lui. Qu’en est-il vraiment ? C’est tout le contraire, puisque Jésus nous fait découvrir que c’est Lui qui nous a choisis. C’est lui qui nous a appelés.
Dans les relations, on fait des différences : il y a ceux que nous aimons et ceux que nous avons du mal à aimer ou que nous rejetons. Or, qu’en est-il vraiment ? C’est tout le contraire, puisque, comme Pierre à l’occasion de sa rencontre avec le centurion romain, Dieu ne fait pas de différence entre les hommes : il a donné le même Esprit aux apôtres le jour de la Pentecôte (Ac 2) et aux païens, des non-juifs, même si ce sont des adversaires, des occupants du pays.
Quand on pense à ce que Dieu fait, on se dit qu’Il est logique, du commencement à la fin, qu’Il est cohérent. Or, qu’en est-il vraiment ? Même si Dieu est fidèle à Lui-même, même s’Il a une manière bien à Lui d’agir, ce qui permet de reconnaître que c’est bien Lui qui agit et pas un autre qui veut se faire passer pour Lui, Il reste cependant libre : n’a-t-Il pas répandu son Esprit Saint sur tous ceux qui écoutaient la Parole de Dieu avant d’être baptisés. Comme quoi, nous ne pouvons pas enfermer le Seigneur dans une manière d’agir : n’oublions pas qu’Il reste libre, n’oublions pas qu’Il peut nous déconcerter. Combien de fois ne nous a-t-Il pas pris à contre-pied ?
Dieu est amourQuand on pense à Dieu, on pense à un être froid, distant, hautain. Or, qu’en est-il vraiment ? Dieu aime, Dieu est amour a écrit St Jean. Dieu a pris le risque d’aimer et de nous aimer quitte à ne pas être aimé ! Quitte à être rejeté ! Quitte à être incompris ! Dieu nous a aimés le premier et il a envoyé son Fils en sacrifice de pardon pour nos péchés.
Finalement, que répondrions-nous à une personne qui nous demanderait la spécificité de l’amour que Jésus demande de vivre à ses amis ? Ceux qui ont été baptisés à Pâques répondront, et nous aussi je l’espère, que Jésus nous demande d’aimer comme lui, c’est-à-dire jusqu’au bout, c’est-à dire à la manière dont Dieu le Père l’a aimé. C’est donc un amour qui a sa source en Dieu, un amour qui circule, un amour reçu qui devient le carburant pour aimer à son tour. C’est un amour qui est exigeant, car Jésus nous demande d’aller jusqu’à aimer ceux qui se font nos ennemis (Mt 5,44). Un amour qui permet d’être en communion avec lui et de le rester. Un amour qui va jusqu’à pardonner ce qui, à vue humaine, semble ne pas être possible, car nous expérimentons cet amour divin miséricordieux. Mais cela nous aurons une année pour en découvrir et approfondir le sens et la portée au cours de l’Année de la Miséricorde proposée par le Pape François.

Ac 10, 25-26.34-35.44-48 ; Ps 97 ; 1 Jn 4, 7-10 ; Jn 15, 9-17
P. Olivier Joncour

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