Frontières Homélie 3° dim Carême A (8.03.2015)

Dimanche 8 mars 2015 3° dim Carême A, St Pierre St Paul, Colombes 1° scrutin; 3° préparation des enfants à la 1° des communions

Frontières

En ce 8 mars, journée de la femme, nous venons d’entendre le beau dialogue entre Jésus et une femme de son temps, une femme de Samarie, une hérétique pour un croyant juif.

Jésus remet en cause les frontières. Habituellement, les frontières définissent les limites géographiques entre deux pays différents. Pour son voyage entre la Judée et la Galilée au nord, Jésus passe dans une région, la Samarie, qu’il aurait pu contourner car il n’y était pas forcément le bienvenu. De plus, la rencontre entre Jésus et cette femme dont St Jean n’a pas gardé le nom est impensable dans une société où tout est compartimenté, où tout est cloisonné. Jésus renverse tous les systèmes de classement. Il déconstruit les oppositions entre « le Seigneur et le Maître » et le Serviteur (Jn 13, 12-15), entre le puits de Jacob et le puits intérieur, entre l’eau du puits et l’eau qui jaillit en vie éternelle, entre celui qui offre et celui qui remercie, entre celui qui se fait le mendiant « donne-moi à boire » et le donateur.

Pour comprendre, on va jouer au ping pong. Je vous donnerai un mot, vous me donnerez le contraire.

le premier / le dernier ; le pur / l’impur ; le sacré / profane ; le juste / le pécheur ; le bien-portant / le malade ; le permis / le défendu, l'interdit.

Il existe aussi des frontières dans les têtes, dans les mentalités, dans les idées. Continuons notre partie de ping pong :

Femme / homme ; Juif / Samaritaine, païen ; Dieu / humain ; être / paraître ; baptisés / appelés ;

Qu'ils lèvent la main ceux qui ont soif de l’eau qui jaillit en vie éternelle ? Et ceux qui ont faim de Jésus ?

En conclusion, sortir des catégories qui divisent en deux groupes, avoir la même liberté que Jésus, sortir du cadre. Où peut-on trouver et rencontrer Jésus ? Dans la Bible, dans l’Eglise, dans son puits intérieur, chez tous ceux qui ont des manques d’amour, qui ont faim, soif, ceux qui sont malades, dans les sacrements, en particulier la communion eucharistique.

Jn 4, 5-42

P. Olivier Joncour

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