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Qu'est-ce qu'un DiMail ?
Les DiMails (contraction de Dimanche et Mail) sont une proposition gratuite de quelques questions (5 générales, 2 pour les couples et les (grands-) parents, 2 pour ceux qui travaillent) à partir de la  et de la 2° lectures, du Psaume ainsi que de l'Évangile de la messe du dimanche.
C'est une aide pour approfondir, réfléchir et prier, seul(e) ou en équipe, à partir de la Parole de Dieu et en lien avec sa vie quotidienne. C'est une façon de prolonger sa méditation du dimanche tout au long de la semaine, en fonction du temps dont chacun dispose. Rien n'oblige, donc, à répondre à toutes les questions.

Cela ne dispense bien sûr pas d'aller à la messe le dimanche, ni d'écouter l'homélie !
Père Olivier Joncour

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Homélies

Dimanche 20 mai 2012 7° dim Temps Pascal B St Pierre St Paul Colombes

Travailler en équipe

St Matthias choisi pour compléter le nombre des apôtresAvec l’Eglise, nous sommes dans ces 10 jours entre l’Ascension de Jésus et la Pentecôte où Dieu envoie son Esprit Saint sur les apôtres. C’est un entre-deux qui n’est pas facile à vivre. On pourrait avoir l’impression, d’une part, d’être abandonné par Jésus, et, d’autre part, d’être orphelin car on n’a pas encore reçu l’Esprit Saint promis. Est-ce pour autant que la vie s’arrête ? Non ! C’est le moment de trouver un 12° apôtre pour compléter la place laissée par Judas. Ce sera Matthias. Il faut travailler en équipe.

l'équipe divineL’équipe divine : Jésus n’était pas seul. Jésus de Nazareth était l’envoyé du Père. Sur les rives du Jourdain, le Baptiste a été témoin du St Esprit qui est descendu sur lui sous la forme d’une colombe, lors de son baptême. Et c’est en communion avec son Père qu’il parle, qu’il va à la rencontre de tant de blessés de la vie, des mal aimés de son temps, des exclus à cause de la maladie, du mépris ou du racisme, des a priori. Quand un sourd est guéri, c’est le Père qui soigne. Quand Jésus annonce le pardon des péchés, c’est son Père qui pardonne. C’est dans la force et la dynamique de l’Esprit Saint que Jésus est conduit au désert pour y vivre le combat contre l’adversaire. Jésus est le Messie. Jésus est le Christ. Il est Celui qui se laisse mouvoir de l’intérieur par le Souffle de vie et d’amour du Père.

 

L’équipe de Jésus : Jésus n’était pas seul. Jésus de Nazareth n’a jamais été seul. Jésus était un capitaine d’équipe. Il ne se déplaçait pas sans ses Apôtres. Dès le début, il les a choisis un par un. Il les a choisis dans la prière. Il les a choisis et formés. J’ai veillé sur eux. « Il en établit douze pour être avec lui et pour les envoyer […]. Il établit les Douze » nous dit Marc (3,14-16). Pourtant ils ne comprenaient rien. Ils faisaient obstacle à son contact avec les petits enfants et les femmes. Ils se disputaient souvent. Et pourtant. Et pourtant, il les a choisis. Choisis « pour être avec lui » et il les a envoyés en mission pour qu’ils fassent ce qu’il faisait lui et pour dire ce qu’il disait lui : « De même que Tu m’as envoyé dans le monde, moi aussi je les ai envoyés dans le monde ». La prière très théologique ne nous donne sans doute pas les paroles même de Jésus de Nazareth mais elle nous en livre totalement l’esprit. Comment ne pas être frappé en effet par la confiance inlassable que Jésus a eu en ses Apôtres ?

 

L’équipe-Eglise. Les apôtres n’étaient pas seuls. Ce jour-là, les frères étaient réunis au nombre d'environ cent vingt. Ils ne restent pas entre eux. Les disciples et amis de Jésus vivent ensemble. Les apôtres sont les envoyés du Christ dans le monde, « à Jérusalem, dans toute la Judée et la Samarie, et jusqu'aux extrémités de la terre. » (Ac 1,8) : De même que tu m'as envoyé dans le monde, moi aussi, je les ai envoyés dans le monde. Même si Jésus n’est plus présent à leur côté de façon visible, comme il marchait à leurs côtés sur les chemins de Palestine, il continue à être proche d’eux d’une façon nouvelle. Les formes de la communion avec lui sont multiples : communion fraternelle et avec Dieu : si nous nous aimons les uns les autres, Dieu demeure en nous. Communion amoureuse et divine : Dieu est amour : celui qui demeure dans l'amour demeure en Dieu, et Dieu en lui. Communion dans et par la Parole de vérité : Je leur ai fait don de ta parole, et le monde les a pris en haine parce qu'ils ne sont pas du monde, de même que moi je ne suis pas du monde. […] Consacre-les par la vérité : ta parole est vérité. […] Et pour eux je me consacre moi-même, afin qu'ils soient, eux aussi, consacrés par la vérité. Communion eucharistique aussi : nous avons reconnu et nous avons cru que l'amour de Dieu est parmi nous. Dieu est amour : celui qui demeure dans l'amour demeure en Dieu, et Dieu en lui.

 

Les baptisés ne sont pas seuls. Un chrétien qui s’isole, qui s’éloigne de la communauté où l’on accueille les autres comme des frères et des sœurs dans la foi, où l’on se reconnaît comme des pécheurs pardonnés, où est proclamée la Parole, où sont célébrés les sacrements, où l’on prie à plusieurs, où l’on prend le temps de remercier le Seigneur pour ce qu’il fait pour nous, où l’on cherche ensemble à comprendre ce qu’il veut dire à son Eglise et à l’humanité, où l’on est capable de prendre la tenue du serviteur dans l’humilité, où l’on peut entendre un autre point de vue que le sien et chercher ensemble ce qui fait grandir et vivre, oui, si un chrétien s’isole,comme un poisson qu'on sort de l'eau, alors sa foi s’étiole, son réservoir d’amour se vide, son espérance disparaît au profit de bien des philosophies en –isme coupées de Dieu.

 

Nous l’avons entendu dans la grande prière de Jésus, l’unité est importante : « Père saint, garde mes disciples dans la fidélité à ton nom que tu m’as donné en partage, pour qu’ils soient un. Un esprit d’unité dans la diversité des choix faits en conscience, notamment lors des élections passées et à venir. Un esprit de communion dans la diversité des missions des membres du corps du Christ (cf 1 Co 12). Un esprit de paix et de concertation dans la vérité et la confiance. Tout le reste, en particulier tout esprit de clan et de domination qui cherche la division vient du diable.

 

Ac 1, 15-17.20a.c-26 ; Ps 103 ; 1 Jn 4, 11-16 ; Jn 17, 11b-19

P. Olivier Joncour


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Dimanche 6 mai 2012 5° dimanche TP B St Pierre St Paul Colombes  Baptême des enfants et des jeunes

Facebook Nouveaux amisVous savez quoi ? Aujourd’hui, Jésus va pouvoir accepter 14 nouveaux amis qui habitent Colombes sur son compte Facebook !

Bien plus fondamentalement, nos amis vont devenir frères et sœurs du Christ par le baptême. Leur choix nous provoque. Que faisons-nous de notre baptême ? Comme on ne naît pas chrétien - être baptisé, ne suffit pas ! -, mais qu’on le devient, comment devient-on chrétien ?

 

1. J'ai changé de vie

Bref, après son dernier repas, Jésus a parlé d’un vigneron, de la vigne et des sarments.

J’ai compris que la vigne, dans la Bible, c’est le peuple juif. Que le vigneron, c’est Dieu, et la vigne, c’est Jésus

Dans l’Evangile, Jésus met en lumière des relations : Dieu s’occupe des amis de son Fils.

Je me suis rappelé que Jésus a dit plus tard : « je ne vous appelle plus serviteurs mais amis » (Jn 15) Bref, la série

Fallait que je trouve comment devenir ami de Jésus. J’ai d’abord rejoint d’autres de ses amis. On a passé du temps ensemble. Ils ont écouté mes questions et m’ont répondu. J’ai senti qu’ils étaient prêts à donner leur vie pour Jésus. Lui l’avait déjà fait pour eux sur la croix. Ils m’ont expliqué qu’ils ont de la joie de se retrouver avec Lui. ‘Plus tu le connais, plus tu l’apprécies et tu as envie de le présenter à tes amis.’ C’est simple : Jésus a changé ma vie. Bref, je ne serai plus comme avant.

 

2. Vivre de l’amour pour aimer

Dans leur labo, des chercheurs ont analysé la sève de la vigne : c’est l’amour de Jésus pour ses disciples et amis. Et les grappes de raisins, c’est quand on aime comme Jésus. Jésus nous aime pour que nous aimions à notre tour.

barrage hydrauliqueC’est l’image du barrage hydroélectrique : un barrage ne peut produire de l’énergie que s’il se laisse traverser par le courant de la rivière... Si le barrage ferme ses vannes comme pour conserver l’énergie sans la transmettre il éclate ! Il en va de même pour nous : cette énergie d’amour qui nous vient de Dieu, comme d’un fleuve de vie et d’amour si nous la laissons nous traverser produit une formidable énergie mais nous ne pouvons la garder pour nous, sinon nous ne vivons pas, nous n’aimons pas, nous « éclatons ». Se savoir aimé et aimer à son tour c’est être vivant… A contrario plusieurs personnes qui ne se sentent plus aimées ni capable d’aimer, perdent le sens de leur vie et sont perdues ...

A chaque fois qu’ils vont recevoir le Corps du Christ, il les transforme par la puissance d’amour et de vie éternelle de Jésus. Mieux que les super pouvoirs des Avengers.

 

3. Comment aimer ? Quel est le mode d’emploi ?

Non pas avec des paroles et des discours mais en actes et en vérité.

Il est important de dire « je t’aime » à ses parents à ses enfants, à sa femme ou à son mari, mais ce n’est pas suffisant.

nullJ’ai reçu une croix : Un couple d’amoureux n’en reste pas à la déclaration d’amour. Ils utilisent les langages de l’amour (G Chapman) :

- se dire des mots qui font du bien,

- passer des super moments de qualité passés ensemble,

- rendre au moins un service par jour,

- offrir un cadeau sans raison.

 Apprenons à parler la langue de Dieu, celle de l’amour du prochain.

Ac 9, 26-31; Ps 21 (22) ; 1 Jn 3, 18-24 ; Jn 15, 1-8
P. Olivier Joncour


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Dimanche 6 mai 2012 5° dimanche TP B St Pierre St Paul Colombes

Comment devenir chrétien ? On ne naît pas chrétien, on le devient.6 adultes ont été baptisés lors de la vigile pascale. Plusieurs enfants du catéchisme, des collégiens et des lycéens vont devenir frères et sœurs du Christ par le baptême ce dimanche. Leur choix nous provoque. Que faisons-nous de notre baptême ? Comme on ne naît pas chrétien - être baptisé, ne suffit pas ! -, mais qu’on le devient, comment devient-on chrétien ?

 

1. Être en relation d’amitié avec la personne de Jésus, Ressuscité

Dans le Premier Testament, la vigne représente le peuple d’Israël.

Vigneron travaillant à sa vigneIci, plus qu’un phénomène naturel, biologique où la vigne demande du travail et de l’attention toute l’année, Jésus met en lumière des relations :

Le vigneron s’occupe de la vigne sur laquelle pousse des sarments qui portent des fruits.

Dieu le Père prend soin de ceux qui sont en relation avec son Fils.

Relation d’amitié avec la personne de Jésus : « je ne vous appelle plus serviteurs mais amis » (Jn 15)

Comment nourrir cette amitié ?

Cela demande de

-          passer du temps ensemble.

-          S’écouter et se parler.

-          être prêt à donner sa vie pour son ami. Jésus l’a déjà fait pour nous sur la croix.

-          Avoir de la joie de se retrouver

-          la gratuité de la relation, sans calcul ni intérêt.

-          Se connaître de plus en plus et s'apprécier de mieux en mieux.

La rencontre de Jésus a changé ma vie. Je ne serais pas celui que je suis si je ne l'avais pas rencontré. Il y a un avant et un après

 

2. Vivre de l’amour pour aimer

des grappes de raisins sur les sarments de la vigneLa sève de la vigne vers les sarments, c’est l’amour du Christ pour ses disciples et amis. Sarments portent du fruit : grappes de raisins.

Sève = amour => aimer à la manière de Jésus.

Jésus nous aime pour que nous aimions à notre tour.

Je peux aimer car je sais que je suis aimé. Recevoir l’amour de Dieu c’est le transmettre.

Barrage hydroélectriquePour le dire autrement, prenons la comparaison du barrage hydroélectrique : un barrage ne peut produire de l’électricité que s’il se laisse traverser par le courant de la rivière... Si le barrage ferme ses vannes pour conserver l’énergie, sans la transmettre, il éclate ! Il en va de même pour nous : cette énergie d’amour qui nous vient de Dieu, comme d’un fleuve de vie et d’amour si nous la laissons nous traverser produit une formidable énergie mais nous ne pouvons la garder pour nous, sans quoi nous ne vivons pas, nous n’aimons pas, nous « éclatons ». Se savoir aimé et aimer à son tour, c’est être vivant… Au contraire, plusieurs personnes qui ne se sentent plus aimées ni capables d’aimer, perdent le sens de leur vie et certaines recourent au suicide...

« Êtes-vous branchés ? »

Les adolescents se demandent s'ils sont branchés. Nous devrions nous aussi nous poser la question. Ce n'est pas qu'une question d'âge ou de mode. C'est vital .

lampe halogène avec variateur électriqueTout baptisé est comparable à une lampe halogène. Pour que l'ampoule brille, il faut brancher la prise, et ouvrir le variateur pour qu'elle éclaire de plus en plus. Si Jésus est la lampe, son Père, l'électricien, nous sommes l'ampoule halogène. L'énergie, le courant électrique, c'est l'amour de Jésus qui passe en nous pour que nous soyons « la lumière du monde. » (Mt 5,14) Plus nous laissons l'amour du Christ agir en nous, plus nous sommes ses disciples, des témoins actifs de son Évangile, vivant l'Amour de Dieu, de notre prochain et de nous-mêmes. Alors, restons branchés !

Venir communier, recevoir le Corps du Christ, c’est nous laisser transformer par la puissance d’amour et de vie éternelle de Jésus.

Prolongement du Christ dans le monde.

 

3. Comment alors aimer ? Quel est le mode d’emploi ?

Non pas avec des paroles et des discours mais en actes et en vérité.

Il est important de dire « je t’aime » à ses parents à ses enfants, à sa femme ou à son mari, mais ce n’est pas suffisant. Les langages de l'Amour (Gary Chapman)

Un couple d’amoureux n’en reste pas à la déclaration d’amour.

 

Parler les langages de l’amour (G. Chapman), c'est :

-          se dire des mots qui font du bien

-          passer des moments de qualité passés ensemble

-          Rendre service dans ce qui est quotidien

-          Gestes

-          Offrir un cadeau sans raison

Alors apprenons à parler la langue de Dieu, celle de l’amour du prochain.

Ac 9, 26-31; Ps 21 (22) ; 1 Jn 3, 18-24 ; Jn 15, 1-8
P. Olivier Joncour


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Dimanche 22 avril 2012 3° dim Temps pascal B  St Pierre St Paul de Colombes

Jésus ressuscité vient te rencontrer : Quelle joie !

Les 10 000 lycéens d’Ile de France partis en pèlerinage à Lourdes pour le Frat savaient-ils ce qu’ils allaient vivre et qui ils allaient rencontrer ? Avant de pouvoir crier « quelle joie de te rencontrer ! », il faut sortir de soi, parfois de sa timidité, de sa torpeur ou de la détresse.

 

1) Dans la détresse.

Dans sa prière, le psalmiste parle de la détresse dont le Seigneur l’a libérée. Nul ne sait si elle était physique liée à la maladie, au handicap, au froid, à la famine, au manque de soin, ou morale ou spirituelle liée à l’impression de l’éloignement de Dieu ou de son abandon, de la perte du goût de Dieu. Aujourd’hui, beaucoup de nos contemporains connaissent une forme de détresse qui se vit concrètement dans des moments de solitude extrême. On a la tête sous l’eau, on désespère. Les raisons sont nombreuses : désenchantement, chômage, dépression, séparation-divorce, crise économique, mort d'un enfant, grande souffrance physique ou morale. Que reste-t-il comme raisons de vivre, de croire, d’espérer, ou d’aimer ? Dans la détresse, je crie, disait le psalmiste, à qui il reste encore suffisamment de force pour crier vers Dieu. 

nullLes apôtres ont aussi connu un grand désarroi après la mort de Jésus. Ecoutons ce que les deux disciples qui marchaient vers Emmaüs racontaient à l’inconnu qui les avait rejoints : « Les chefs des prêtres et nos dirigeants ont livré Jésus, ils l'ont fait condamner à mort et ils l'ont crucifié. Et nous qui espérions qu'il serait le libérateur d'Israël ! Avec tout cela, voici déjà le troisième jour qui passe depuis que c'est arrivé. A vrai dire, nous avons été bouleversés par quelques femmes de notre groupe. Elles sont allées au tombeau à l’aube, et elles n'ont pas trouvé son corps. » (Lc 24, 20-23a) Sans le savoir encore, ils confient à Jésus leur désarroi.

 

2) Dieu l’a ressuscité d’entre les morts.

Malgré les 3 annonces de sa résurrection, malgré le récit des femmes parties au tombeau avant l’aube, malgré d’autres récits dans les 4 évangiles, il y a tout ce qui résiste en nous à croire en Jésus ressuscité : des résistances intérieures et personnelles, d’une part : cela va contre la raison et l’intelligence, il y a aussi tout ce qui nous en détourne. D’autre part, il y a des résistances extérieures : Peut-on faire confiance aux témoins ? N’y a-t-il de nombreuses contradictions entre ce qu’ils disent et vivent ?

Cependant, le Ressuscité guide les Onze à travers 3 étapes pour qu’ils Le reconnaissent. Une démonstration progressive en trois temps :

- 1° temps, à travers 3 sens :

  1° sens : l’écoute. Jésus les salue La paix soit avec vous. Ouvrez vos oreilles. Ils le reconnaissent à sa voix.

  2° sens : la vue. Jésus les invite à regarder ses mains et ses pieds. Ouvrez vos yeux. Ils voient les plaies de sa passion sur la croix.

  3° sens : le toucher. Jésus leur propose de le toucher. Ouvrez vos mains. Son corps ressuscité n’est pas un pur esprit.

- 2° temps : pour dépasser ce qui pourrait ressembler à une hallucination collective, tant auditive que visuelle, Jésus demande à manger. Jésus a faim. Et ils le voient manger vraiment, devant eux.

Ouvrir la Bible en groupe- 3° temps : Jésus les oblige à ouvrir leur Bible. Ce qu’il a vécu était annoncé. Ouvrez votre esprit et votre intelligence. Jésus est la clé de lecture du Premier Testament : la Loi de Moïse, les Prophètes et les Psaumes. Comme eux nous devons le faire, non pas seuls, mais en groupe, en communauté. Non seulement Jésus est sorti vivant du tombeau, mais il ouvre la compréhension des Ecritures qui restaient fermées.

 

3) Comment être témoins aujourd’hui à Colombes ?

C’est vous qui en êtes les témoins. Ce que Jésus a fait avec les disciples, c’est Pierre qui le fait ensuite devant tout le peuple à Jérusalem. Ce n’est que plus tard qu’ils le seront pour toutes les nations. Cependant, aujourd’hui, nos principaux interlocuteurs ne sont pas juifs. Il nous faut donc apprendre à faire autrement. Comment ?

D’abord, il y a à réveiller la foi et la mémoire de nos proches qui ont été baptisés et qui se sont éloignés du Christ et de l’Eglise : ce n’est pas que du passé ou pour l’enfance, mais c’est bien pour aujourd’hui : sous les cendres grises, il reste toujours un charbon un peu rouge sur lequel souffler.

Ensuite, il y a à écouter les questions que se posent ceux que nous rencontrons Qui nous fera voir le bonheur ?

Enfin, il y a à éveiller l’intérêt de ceux avec lesquels nous vivons et travaillons, par notre manière de vivre : ‘Pourquoi agis-tu ainsi ?’ ‘Pourquoi as-tu un visage lumineux ?’ Il s’agit alors de « rendre compte de l’espérance qui est en nous avec douceur et respect » (1 P 3, 15b-16a).

 

Les 7 nains de Blanche NeigePour voir les célébrations du FRAT 2012 de LourdesParmi les 7 nains de Blanche Neige, l’un d’eux se nomme 'Timide' car il manque de confiance en lui, et un autre 'Joyeux'. Comme la joie des lycéens rentrés de Lourdes après une rencontre vraie avec le Seigneur et avec les autres : on est passé de visages fermés avec des casques sur les oreilles à des visages souriants et ouverts à s’écouter les uns les autres. Comme eux, lorsque nous viendrons communier, sourions lorsque nous le verrons, et que la joie du Seigneur brille sur nos visages. Il est vraiment ressuscité! Nous le croyons. « Quelle joie de Le rencontrer ! »

Ac 3,13-15.17-19 ; Ps 4 ;  Jn 2, 1-5a ; Lc 24 , 35-48

P. Olivier Joncour


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Dimanche 15 avril  2012 2° dim TP B Dimanche de la Miséricorde

 

Thomas incrédule devient croyant

 

Marie Madeleine, Marie, mère de Jacques, et Salomé, les Very Happy womenDimanche dernier, nous avons assisté à l’échec des Experts Jérusalem incapables de résoudre l’affaire de la disparition du corps de Jésus et d’expliquer sa résurrection. Ces derniers jours, une chaîne de TV annonce la 8° et dernière saison des Desperate Housewives. Cependant, dimanche dernier ce n’était pas elles les héroïnes, mais « Marie Madeleine, Marie, mère de Jacques, et Salomé » (Mc 16,1), des Very Happy women (des Femmes très heureuses).

 

Des nouvelles séries et la TV réalité

Loft Story à JérusalemLe 1° Loft Story de l’histoire n’a pas eu lieu sous les caméras de M6 en 2001, mais à Jérusalem, il y a presque 2 000 ans. Je vous rappelle le concept de Loft Story : 12 célibataires coupés du monde devaient vivre dans un loft où toutes les pièces étaient équipées de caméras et de micros. Ils étaient filmés 24 heures sur 24. Certes, il n’y avait pas de caméra ni de micro dans le lieu où étaient les Onze, mais la situation y ressemble. Ils sont coupés du monde, vivent entre eux et aucune nouvelle de l’extérieur ne les rejoint.

Dans l’émission, un maître du jeu leur donnait des missions à remplir. A Jérusalem, c’est Jésus lui-même ressuscité qui vient les visiter. Alors que les portes sont verrouillées, et les fenêtres aussi sans doute, il vient, à deux reprises, tel un passe-muraille, toujours un dimanche, à une semaine d’intervalle.

Le conducteur qui regarde trop souvent dans son rétroviseur va droit dans le mur ou risque d’avoir un accident. Il a peur qu’une voiture le double trop rapidement. Pourtant, Jésus ressuscité ouvre un nouvel avenir à ses disciples. Il invite le conducteur à regarder devant lui, à travers le pare-brise pour suivre la route qu’il déroule devant nous et qu’il fait avec nous. Autrement dit, ne regardons pas en arrière avec la peur d’affronter l’avenir mais tournons-nous vers l’avenir et vers l’inconnu que Dieu nous propose de vivre avec Lui, dans la foi et l’espérance qui ne déçoivent pas.

 

A 8 jours d’intervalle, le déroulé est le même : sans Jésus, les Douze, dans la peur, ont tout verrouillé, non seulement les porte mais aussi leur coeur et leur intelligence. Par contre, dès qu’ils le reconnaissent et qu’ils accueillent sa paix, ils sont dans la joie. Ils peuvent accueillir son Esprit pour libérer ceux qui sont prisonniers de leurs péchés et trouvent la force de témoigner à Thomas qui était absent. Huit jours plus tard, ils sont dans la même situation : enfermés dans leur maison. Celui qui demandait des preuves va lui-même faire l’expérience de la rencontre du Ressuscité qui lui propose de confirmer le témoignage de ses frères.

Les uns et les autres sont passés d’un esprit de repli à un Esprit d’ouverture, d’un esprit de division à un Esprit de réconciliation, d’un esprit d’enfermement à un Esprit de don de soi aux autres et à Dieu.

 

Le jumeau de Thomas

beaucoup de nos contemporains sont comme St ThomasPendant tout le Carême, avec les Grecs venus en pèlerinage à Jérusalem, nous avons voulu voir Jésus (Jn 12,21). Huit jours après Pâques, beaucoup de nos contemporains et, peut-être à certaines heures, nous-mêmes, nous sommes comme Thomas : nous n’étions pas présents dans la maison avec les Douze. Pourtant, bien des personnes nous ont dit et témoigné qu’il était ressuscité. Et combien de fois n’avons-nous pas pensé sans le dire : "Si je ne le vois pas de mes propres yeux, je n’y croirais pas."

En commençant à croire au témoignage des Douze, puis de nos frères et sœurs aînés dans la foi, comme les néophytes, nous découvrons qu’il ne s’agit pas seulement de la véracité d’un fait ou de la réalité d’un événement du passé, mais que l’essentiel est ailleurs : Jésus vient à moi, il me laisse le temps de le reconnaître et de le connaître. Il accepte ma lenteur, mon rythme, mon manque de foi. En lui faisant confiance, je comprends mieux où il veut m’entraîner à sa suite. En comprenant qui Il est et ce qu’il veut pour moi, ma foi en Lui grandit progressivement et comme Thomas, mon jumeau, je peux lui dire : Mon Seigneur et mon Dieu.

 

C’est pourquoi, à notre tour, nous pouvons témoigner de cette Bonne Nouvelle à d’autres à qui il faudra aussi du temps. Nous ne sommes pas seuls. Le Seigneur nous confie les uns les autres pour nous soutenir et nous encourager : la multitude de ceux qui avaient adhéré à la foi avait un seul cœur et une seule âme. En croyant que Jésus est le Christ, nous essayons de vivre dans la logique de l’amour des autres et de Dieu. Et c’est vivifiant, enthousiasmant et entraînant.

« Quelle joie de te rencontrer » pourraient dire Thomas et les autres au Ressuscité. C’est ce que diront quelques 10 000 lycéens d’Ile de France qui vont partir à Lourdes cette semaine pour le FRAT.

 

Ac 4, 42-35 ; Ps 117 ;1 Jn 5, 1-6 ; Jn 20, 19-31

P. Olivier Joncour

 

 

 

 


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Dimanche de Pâques 8 avril 2012 St Pierre St Paul de Colombes

 

Pâques est bien plus qu'un oeufA Pâques, les enfants veulent trouver des chocolats qui ont été cachés. Mais Pâques, ce n’est pas qu’une affaire de chocolat. Pâques, c’est avant tout la résurrection de Jésus. C’est le réveil de la mort de Jésus. Reprenons ce récit à la manière d’une série des Experts Jérusalem, des collègues de ceux de Las Végas et Miami.

  

Quelqu’un les aurait appelés parce qu’il aurait vu la pierre d’un tombeau de Jérusalem qui avait servi pour la 1° fois et dont la pierre était roulée. Marie Madeleine, une amie du mort, qui voulait le voir, serait venue à l’aube pour s’occuper du corps d’un certain Jésus car elle n’avait pas eu le temps de le faire après sa mort. En chemin, elle se demandait qui pourrait lui ouvrir le tombeau car elle n’était pas assez forte pour rouler la pierre. Et là, le plus bizarre, c’est que d’après leur déposition à la police, la pierre avait roulé. Mais le plus inattendu, c’est que le corps de son ami avait disparu. Il restait le linceul qui était roulé à part à sa place. Heureusement pour elle, elle n’avait touché ni à la pierre ni au linceul.

Un des Experts cherchant des indices sur le linceulQuand l’équipe des Experts Jérusalem est arrivée dans le cimetière, elle a trouvé tout comme la femme l’avait dit. Ils ont commencé à prendre des photos, puis à faire des relevés d’empreintes avec leurs produits habituels. Leur chef émit l’hypothèse que le corps avait été volé par d’autres amis et qu’on le retrouverait vite. Une fois retrouvé, l’affaire serait immédiatement clôturée et on ne parlerait plus de cette disparition. Ils allaient voir ce qu’ils allaient voir. La routine pour les Experts.

Sur la pierre qui fermait le tombeau, ils ne trouvèrent aucune empreinte digitale. Sûrement des professionnels qui avaient mis des gants. Pas étonnant, étant donné le poids de la pierre. 3 jours avant, ils s’y étaient mis à plusieurs pour fermer bien hermétiquement le tombeau.

La plume d'un ange ?Par contre, de façon étonnante, ils trouvèrent une plume qu’ils voulurent analyser. Un oiseau sans doute. Une colombe peut-être. Mais aucun de leurs appareils perfectionnés n’arriva à analyser la plume. Pas d’ADN connu. Rien de comparable sur cette bonne vieille terre. Ni aucun des volatiles connus à ce jour. Cela résistait à tout ce qu’ils connaissaient. Etrange ! Ils feraient d’autres tests. Ils étaient pourtant persuadés qu’en gardant un échantillon, la science leur permettrait, un jour, de répondre à cette question : à qui appartenait cette plume ?

le linceul de JésusMais ce n’était pas tout ! Le linceul qu’ils ont trouvé intact et bien roulé comme la femme l’avait dit dans son témoignage, avait bien servi à un mort crucifié le vendredi précédent. Ils voyaient des traces de sang qui concordaient bien, au niveau des mains, des pieds et du côté percé par un soldat d’où était sorti du sang et de l’eau. Par contre, ce qui paraissait incroyable, c’est qu’il n’y avait pas d’indice sur le linceul. Même avec les produits les plus perfectionnés issus de leur laboratoire à la pointe de la science. Rien ne leur permettait d’expliquer comment le corps d’un mort avait été sorti sans abîmer le linceul avec son poids et sa raideur. Sauf si le mort n’était pas vraiment mort et qu’il avait fait semblant. Il lui aurait alors été facile de se réveiller s’il s’était juste évanoui sur la croix. Au pire, un peu d’air avait dû passer et le mort serait sorti du coma. Un des Experts se laissa donc enfermer dans le tombeau pour trouver par où passait l’air qui avait fait se réveiller l’homme. Au bout de quelques minutes, alors qu’il commençait à suffoquer tant le tombeau était bien hermétique et ne laissait pas passer d’air. Il commençait en effet à avoir des difficultés à respirer, devint tout pâle au point que ces collègues eurent peur pour lui. S’il avait fait semblant d’être mort, il serait mort dans le tombeau.

Que dire quand les indicateurs de la police bien informés rapportèrent que certaines personnes commençaient à raconter qu’il n’était plus mort, mais vivant ! "Sûrement des hallucinations liées à la perte de leur ami. L’imagination est parfois grande. Certains rêvent les yeux ouverts. Cela leur passerait vite. Cela ne tenait pas la doute", se disait le chef des Experts Jérusalem. Ou peut-être était-ce un sosie ou un jumeau ! Rien de tel car les traces sur le linceul correspondaient aux déclarations de l’officier romain qui l’avait vu mourir sur la croix. Mais à qui profite le crime ?

Qu'aurait filmer une caméra de vidéo surveillance s'il y en avait une installée près du tombeau de Jésus ?Et près du cimetière, il n’y avait pas encore de caméra de surveillance qui aurait pu filmer ce phénomène et démasquer les coupables. Le chef de la police scientifique lança une recherche sur internet pour savoir si un tel phénomène avait déjà été recensé parmi les affaires non élucidées. Négatif. C’était donc la 1° fois ! Rien de semblable auparavant ! Pour la 1° fois aussi, les Experts étaient incapables de résoudre un mystère. Le mystère de la foi !

 

Si la science résistait à ce phénomène inconnu et inexpliqué, si l’intelligence humaine se trouvait désarçonnée et dépassée, si les meilleurs inspecteurs de la police concluaient ne pas comprendre et être dépassés ;

Et si Dieu s’en était mêlé, …

Et si seule la foi permettait d’aller plus loin au point de voir et de croire comme l’autre disciple, au point de dire « il n’y aura jamais de preuve ni de démonstration ».

« Heureux ceux qui croient sans avoir vu » (Jn 20, 29b) a dit le Réveillé du sommeil, le Relevé de la mort, lors d’une de ses rencontres. Etonnant qu’on en parle encore plus de 2000 ans après et que certains, tant des enfants que des adolescents ou des adultes veuillent devenir ses disciples, et que certains demandent le baptême, comme les 6 cette nuit, et que certains aient même voulu donner leur vie pour lui qu’ils ne l’avaient jamais vu et d’entrer dans la chaîne des témoins de la foi : Jésus est ressuscité. Il est vraiment ressuscité ! Alleluia !

Ac 10, 34a.37-43 ; Ps 117 ; Col 3, 1-4 ; Jn 20, 1-9

P. Olivier Joncour


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Veillée pascale Samedi 7 avril 2012 St Pierre St Paul de Colombes

 

Dieu qui nous a créés a libéré son peuple et ressuscité Jésus de la mort

 

[Dialogue entre un enfant et le prêtre]

 

- Pourquoi y a-t-il beaucoup plus de lectures que le dimanche ?

- Tu as raison. Le dimanche, il y a 2 lectures qui sont entrecoupées par un Psaume, puis un extrait de l’Evangile. Ce temps de la messe est construit comme un dialogue entre Dieu et nous : dans la 1° lecture, Dieu commence par parler. Nous lui répondons ensuite avec un Psaume, puis le Seigneur nous parle à nouveau à travers une lettre de St Paul et un passage de l’Evangile qui éclaire la 1° lecture. Ce soir, c’est différent : nous avons les grandes étapes de l’histoire de l’Alliance entre Dieu et l’humanité. Sur les 7 lectures, nous n’en avons gardé que 3.

 

- La 1° lecture, c’était bien la création par Dieu ?

Dieu crée par sa Parole- Tout fait. Nous avons ouvert la première page de la Bible, avec le livre de la Genèse. On dirait un grand poème avec un refrain à la fin de chaque jour. Nous voyons que Dieu a mis de l’ordre pour que la vie soit possible. Puis il a donné la vie par sa Parole : les végétaux, puis les animaux et comme le feu d’artifice final l’humanité que Dieu a créée à son image. Il n’a pas fait du clonage, mais Il a créé l’homme ET la femme, pour nous révéler l’unité entre le Père et le Fils et le St Esprit.

 

- Que faut-il retenir ?

Dieu se réjouit de ce qu’Il a créé. « C’est bon ! » Pour ressembler à Dieu, nous devons apprendre à regarder le monde comme Dieu, voir ce qui est bon et le dire. Pas seulement le penser dans ma tête ou mon cœur, mais aussi le dire : « Mon Dieu, que c’est beau ! » comme nous l’avons chanté.

 

- Dieu, donc, est créateur ! Et dans la 2° lecture, le livre de l’Exode ?

- On pourrait la résumer avec le titre d’un film : La grande évasion. Dans ce passage en effet, nous voyons que Dieu est un Sauveur, un libérateur. Ayant entendu le cri des juifs esclaves en Egypte, Dieu est passé, de nuit, au milieu de son peuple pour les entraîner à sa suite sur un chemin de vie. Cela ne rappelle rien ?

 

- Non, je ne vois pas.Suivons le Cierge pascal qui éclaire notre marche dans la nuit, comme le Christ, Lumière du monde, est le Ressuscité de Pâques

- Mais si. Souviens-toi. Notre veillée a commencé dehors, à l’extérieur de l’église, autour d’un feu. Ensuite, nous avons suivi le Cierge pascal qui représente Jésus qui éclaire la nuit de notre monde. Et pourtant, tout cela avait failli mal tourné.

 

- Pourquoi ?

- Pour sortir du pays d’Egypte, il restait un dernier obstacle de taille : la frontière naturelle qu’est la mer Rouge. Les Egyptiens allaient-ils les rattraper ? Les juifs seraient-ils être pris au piège de la mer ? De même, la mort de Jésus sur la croix, serait-elle le point final de sa vie terrestre ?

 

- Mais Dieu leur a tendu un piège ! Il est méchant !

- Mais non ! D’une part, par le bâton de Moïse, Dieu a ouvert la mer en deux pour que le peuple traverse et ne s’y noie pas. In extremis, le peuple échappe à la mort. Dieu ne veut pas la mort, mais la vie. Il ne veut pas un peuple esclave, mais libre. Il ne veut pas un peuple mort mais bien vivant. En ayant été ressuscité, Jésus est sorti vainqueur de la mort. Il est plus fort que le mal. Il nous ouvre un chemin de vie. Comme les juifs, nous avons chanté les merveilles que Dieu fait dans notre vie même si nous ne nous en rendons pas compte.

 

- Donc Dieu est libérateur et Sauveur. Et pour le prophète Ezéchiel ?

- Dans l’histoire, c’est une autre étape : les juifs ont oublié le Seigneur Dieu avec qui ils avaient conclu une alliance. Ils ont fermé leur cœur et leur esprit. Mais Dieu ne se décourage pas. Il ne se fatigue pas de leur offrir une nouvelle chance. Il leur a envoyé des prophètes pour leur rappeler l’Alliance. Il ne se lasse pas de leur proposer son pardon.

Pour les baptisés, Dieu a déjà fait son travail en nous donnant un cœur nouveau et un esprit nouveau. Pour nos six amis qui vont être baptisés, cela va se passer dans quelques instants : nous allons en être témoins. Nous prendrons conscience de ce que Dieu a fait pour nous, même si nous l’avons oublié : son pardon est sans limite. Il nous recrée à neuf. Et c’est une greffe qui est sûre de prendre. C’est notre seconde naissance.

 

- Dieu Créateur, Sauveur et miséricordieux. Impressionnant ! Dans une des prières, il était question du mystère pascal. De quoi s’agit-il ?

le mystère pascal : de la Cène à la Résurrection en passant par la Passion et la mort de Jésus- Dans le temps, on distingue ce que Jésus a vécu le jeudi saint, le vendredi saint et le jour de Pâques. En fait tout est lié. Lors de son dernier repas, Jésus annonce qu’il donne sa vie pour tous sur la croix puis sa résurrection. Le mot "mystère" n’a pas le même sens que dans un roman policier, mais c’est une réalité qu’on n’aura jamais fini d’approfondir et de comprendre.

Nos amis vont entrer dans une nouvelle phase. Ils changent de nom : les catéchumènes deviennent des néophytes. C’est un mot grec qui veut dire « nouvelle plante ». Ils vont quitter leurs vieilles habitudes pour entrer dans une vie nouvelle. C’est comme s’ils changeaient de peau. C’est ce que la remise du vêtement blanc va nous montrer à l’extérieur.

 

- Que pouvons-nous leur souhaiter ?

- Bienvenue dans l’Eglise. Leur baptême n’est pas une fin, mais une étape, un passage, comme celui de la Mer Rouge. A la fin, on leur remettra un cierge allumé au cierge pascal. Alors, qu’ils soient des illuminés, pas des fous, mais qu’ils rayonnent le Christ par leurs paroles, leurs choix et leurs actes. Pensons à toutes ces messes que nous allons vivre ensemble, en frères et sœurs. Quel chemin parcouru depuis le jour où ils ont pensé pour la 1° fois au baptême. Tout ce temps a été nécessaire, un temps de maturation. Comme un long travail invisible qui apparaît au grand jour.

 

- Une dernière chose ?

- N’ayez pas peur d’aller à contre courant du monde comme un saumon qui remonte les rivières. Certains vous ont dit que Jésus était mort. Vous faites l’expérience qu’il est vivant. D’autres vous disent qu’il est loin de vous, au ciel. Vous faites l’expérience qu’il est à vos côtés, qu’il demeure en vous par son amour. Les derniers vous ont mis en garde « ne te fais pas avoir ». Vous faites l’expérience que votre foi en Dieu décuple vos possibilités, élargit votre horizon et vos relations. Il est vraiment ressuscité !

 

- Il est vraiment ressuscité ! Allez ! tous ensemble : Il est vraiment ressuscité !

- Amen Alleluia !

Gn 1,1 – 2,2 ; Ps création ; Ex 14,15 – 15,1 ; Ex 15,2-17 ;

Ez 36, 16-28 ; Ps 50 ; Rm 6, 3b-11 ; Ps 117 ; Mc 16, 1-8

P. Olivier Joncour


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