Communion, tennis, Candy Crush, bracelet Rainbow loom, puzzle et vitrail Homélie 7° dim TP A (1.06.2014)

1° juin 2014 7° dim TP A St Pierre St Paul Colombes 1° communion

Communion, tennis, Candy Crush, bracelet Rainbow loom, puzzle et vitrail

Pour commencer, je vous propose un petit jeu à partir de certains mots de la prière de Jésus qui renvoient à un moment de la messe :

Je t’ai glorifié sur la terre. -> quand on chante le « Gloire à Dieu »

Je leur ai donné les paroles que tu m’avais données. -> c’est la liturgie de la Parole

Ils ont cru -> c’est notre profession de foi

Je prie pour eux ­­-> ce sont la prière universelle et la prière eucharistique. Nous sommes l’objet de la prière de Jésus. Comme chrétiens, par le baptême, nous sommes devenus des prophètes pour témoigner, des rois pour servir les autres, et des prêtres qui peuvent prier directement Dieu notre Père ou Jésus ou l’Esprit Saint. prier seul chez soiDe même que nous avons deux poumons pour respirer ou deux jambes pour marcher, il y a ces deux formes de prières que sont la prière seule, chacun de son côté, dans sa chambre (cf Mt 6,6), et prier avec d'autres chrétiens, à la messela prière à plusieurs, dont la messe est la plus connue mais pas la seule. A la fin de son dernier repas, juste avant d’aller prier avec Pierre, Jacques et Jean, Jésus prie à voix haute et nous fait entrer dans sa prière à Dieu le Père. C’est cela la messe : la prière de l’Eglise qui s’associe à celle de Jésus.

Désormais, je ne suis plus dans le monde ; eux, ils sont dans le monde. -> c’est l’envoi à la fin de la messe pour être ses témoins là où nous vivons.

Cela fait une semaine que le tournoi de tennis de Roland Garros a commencé, et tous les apprentis joueurs de tennis, voire les joueurs confirmés aimeraient sûrement faire un échange avec quelques-uns des champions de la petite balle jaune sur la terre battue, un Djokovic, un Nadal ou un Tsonga. Du côté des femmes, c’est plus difficile cette année avec l’élimination des 3 premières du classement. Et chaque dimanche, j’en connais un qui veut faire un échange avec nous : c’est Jésus. Il ne veut pas échanger quelques coups droits et revers avec nous. Non, il ne veut pas échanger sa place avec nous ou nous faire prendre sa place sur la croix ou au ciel, à la droite de Dieu le Père depuis son ascension. Il veut échanger, c’est-à-dire partager avec chacun de nous ce qu’il est : il enrichit notre humanité de sa divinité, de sa vie éternelle. Il se donne lui-même en nourriture. Il est la nourriture, le pain de vie donné pour que nous ayons la vie éternelle (cf Jn 6). Dieu nourrit la vie éternelle qui a commencé en nous lors de notre baptême.

La communion, c’est beaucoup mieux que le jeu Candy Crush où il faut aligner des bonbons, passer d’un niveau à un autre et parfois connaître des astuces pour débloquer les niveaux, même si j’ai découvert qu’il existe maintenant des bonbons réels du même nom. Cependant, jusqu’à présent, le véritable danger de Candy Crush n’est pas d’avoir des caries mais d’y passer des heures et des heures et de devenir dépendant. Qui n’a pas changé l’heure ou le jour pour gagner des vies supplémentaires et continuer à jouer sans se rendre compte du temps qui passe ?

La communion a deux effets. D’une part, elle nous nourrit et nous transforme intérieurement de façon originale. Habituellement, lorsque nous mangeons de la nourriture, notre ventre assimile toute l’énergie qu’il y a dans les aliments pour aider notre corps à vivre, produire des efforts, réfléchir, … Pour la communion, c’est le contraire : nous devenons ce que nous venons de recevoir et manger : « Devenez ce que vous recevez. Devenez le corps du Christ. », chantons-nous parfois. Ensemble, unis les uns aux autres, nous ressemblons alors au corps ressuscité de Jésus. bracelet élastique rainbow loomD’autre part, nous sommes comme ces élastiques de différentes couleurs qui sont tressés – je n’ai pas dit ‘stressés’ ! –, tressés donc ensemble pour devenir un bracelet fait d’élastiques colorés, comme m’en a fait un une de mes nièces pendant les vacances de Pâques [à montrer]. Nous devenons interdépendants les uns des autres des plus jeunes aux plus âgés, de ceux qui sont beaux aux plus laids, de ceux qui sentent bon à ceux qui sentent fort, de ceux en bonne santé à ceux qui sont très malades ou mourants, de ceux qui … à ceux qui ... Chacun, nous sommes la pièce d’un immense puzzle qui vient s’emboîter dans les autres pour former ensemble, une belle photo. Chacun, nous sommes un petit morceau de verre de couleur qui assemblés et reliés par du plomb forment ensemble un immense vitrail, comme celui qui est derrière vous.

De même que nous mangeons chaque jour, faisons de la messe ce rendez-vous du dimanche, avec nos frères et sœurs croyants où Dieu nous invite, nourrit et fortifie nos vies de sa Parole et de l’Eucharistie.

Ac 1, 12-14 ; Ps 26 ; Jn 17, 1b-11a

P. Olivier Joncour

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