Talents à multiplier Homélie 33° dim TO A (16.11.2014)

Dimanche 16 novembre 2014 33° dim TO A St Pierre St Paul Colombes

  Talents à multiplier

La parabole des talents est la deuxième des trois paraboles du chapitre 25 de St Mt où il annonce sa seconde venue : elle est encadrée par la parabole des dix jeunes filles, les 5 prévoyantes qui ont pris de l’huile en réserve pour leur lampe et les 5 qui ne l’ont pas fait (25, 1-13) et la parabole du jugement dernier que nous écouterons dimanche prochain (25, 31-46). C’est ce que St Paul dit à sa manière : au sujet de la venue du Seigneur, […] au sujet de la venue du Seigneur, […] http://www.fm1033.ca//userImgs/directory/catalog/comm/9005_fra.jpgvous savez très bien que le jour du Seigneur viendra comme un voleur dans la nuitvous savez très bien que le jour du Seigneur viendra comme un voleur dans la nuit, à un moment où nous n’y penserons pas. Prenons le temps de découvrir cet homme qui confie une partie de sa fortune à ses serviteurs et l’appel qui nous est lancé.

Du côté du maître : il prépare son départ et confie une partie de son argent à ses serviteurs car il sait que son absence va être longue, plusieurs siècles, plus de 2000 ans, avant son retour. L’homme veut montrer à ses serviteurs qu’il leur fait confiance en son absence. S’il donne une somme d’argent différente aux trois, c’est en fonction de leurs capacités. Autrement dit, il n’attend pas de tous la même chose, mais il est capable de faire la différence entre eux. A son retour, le maître demandera qu’on lui rende compte de la gestion de l’argent qu’il a confiée. Nous l’avons entendu, il y a deux attitudes différentes.

http://www.vazy-jetecrois.com/IMG/jpg/Talents_enfouis_03.jpgDu côté des serviteurs : pendant le voyage du maître, il leur faut s’occuper, continuer à vivre. Jésus fait le portrait de deux type de personnes qui sont confrontées à la même problématique : qu’est-ce que je fais de ce que j’ai reçu et comment est-ce que je vis ? L’expérience nous montre que la liberté n’est pas toujours facile à vivre : certains peuvent avoir peur, n’osent pas se lancer puis renoncent, se replient, s’enferment sur eux, au point de s’enterrer, d’être des vivants qui sont en fait déjà morts. Au contraire, Jésus nous invite à reconnaître la confiance qui nous est donnée en faisant preuve d’audace. Il invite à mettre développer ses talents, à les cultiver à les faire fructifier, comme la femme dont le livre des Proverbes nous fait le portrait, à les mettre au service des autres dans sa famille, dans son voisinage, dans une association, dans sa commune, dans l’Eglise. Il y a tant de besoins. Oser prendre des risques, c’est s’ouvrir à une nouvelle vie, c’est rendre ces dons plus merveilleux encore ! Je pense à tant d’associations ou à tout ce qui se vit dans l’Eglise et notre paroisse. Combien de compétences et d’énergie sont associés pour un projet qui prend forme d’abord dans les cœurs, les esprits et la prière avant de devenir réalité en étant porté par une équipe. Je pense en particulier à l’équipe du Chantier Valmy. Bien sûr, le troisième serviteur n’a rien perdu : il rend exactement ce qu’il avait reçu. Mais, ce qui est triste, c’est qu’il 'est trompé sur son maître … Il a vécu, pendant de longues années en ayant fait une erreur d’interprétation.

http://1.bp.blogspot.com/_FOIrYyQawGI/S8N2avyRO2I/AAAAAAAACyc/-sIs_PHq3wk/s1600/Ascension.jpgQuel appel le maître nous lance-t-il ? Ce maître parti en voyage, c’est Jésus qui a confié l’Eglise aux apôtres et à leurs successeurs, ainsi qu’aux disciples depuis son Ascension au ciel à la droite de Dieu le Père. Ce Dieu voyageur est un Dieu que nous ne voyons pas, qui est comme absent, mais qui n’est pas mort. Il est bien vivant. Cette absence apparente de Dieu permet à chacun d’être libre et de gérer sa vie et d’en être responsable. C’est cela qui fait grandir. Et quand les deux premiers serviteurs s’entendent dire : entre dans la joie de ton maître, ce n’est en fait que la confirmation d’une joie intérieure qu’il pressentait. C’est pourquoi, en racontant cette parabole, Jésus nous met en garde contre une attitude et surtout, par contraste, nous invite à entrer dans la confiance des deux premiers serviteurs. Il veut nous dire : « vous ne pourrez pas me dire : ‘tu ne vous avais pas prévenus, nous ne le savions pas !’ »

http://www.secours-catholique.org/local/cache-vignettes/L350xH233/ArticleCN-c543a.jpgA Colombes, dans les 3 lieux du Secours Catholique, la Rampe, Dom’Asile et Maman Secours, on peut découvrir et vérifier combien de trésors de générosité et de don se déploient tous les jours et toute l’année au service de nos amis dont la rue est le lieu de vie, des réfugiés et demandeurs d’asile et des mères seules avec un ou plusieurs enfants. Ecoutons le témoignage d’un bénévole.

Pr 31, 10-13.19-20.30-31 ; Ps 127 ; 1 Th 5, 1-6 ;  Mt 25, 14-30

P. Olivier Joncour

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