Auberge internationale recherche veilleurs pacifiques et joyeux Homélie 01.12.2013 1° Avent A

Dimanche 1° décembre 2013 1° dim Avent A, St Pierre St Paul Colombes

Auberge internationale recherche veilleurs pacifiques et joyeux

Nous commençons notre chemin vers Noël en faisant une étape dans la 1° auberge de l’Avent. C’est une ligne de départ. Notre auberge a plusieurs caractéristiques : elle a une vocation universelle, c’est un lieu de paix pour des veilleurs qui sont joyeux.

Une auberge juive qui deviendra internationale :

Au pied du monts des Oliviers, regardant vers JérusalemNous sommes à l’est de Jérusalem, sur le mont des Oliviers (Mt 24,3), le regard tourné vers la ville. Nous sommes comme les pèlerins juifs qui montaient vers la cité sainte en priant avec les Psaumes des montées, dont le Psaume 121 fait partie. Pour le peuple juif, Israël est au centre du monde, Jérusalem est au centre de la terre donnée par le Seigneur, le Temple est au centre de la Ville. Et voici que nous entendons la voix du prophète Isaïe qui annonce à la descendance d’Abraham que Jérusalem deviendra, pour toute l’humanité, la ville bénie entre toutes les villes. Toutes les nations afflueront vers elle, des peuples nombreux se mettront en marche. Mais ici réside une nouveauté par rapport à ce qui arrive quand des étrangers arrivent : ce n’est pas un voyage, ni une invasion, ni une conquête avec les armes à la main, mais c’est un pèlerinage pour aller prier le Dieu unique, tous ensemble. Saint Paul invite aussi les chrétiens de Rome à changer aussi en rejetant les activités des ténèbres et en vivant en enfants de lumière.

de leurs épées, ils forgeront des socs de charrue (Isaïe 2,4)Qu’est-ce que cela veut dire pour nous aujourd’hui, alors que nous nous préparons à célébrer la Naissance du Fils de Dieu fait homme ? Notre 1° auberge de l’Avent est un lieu de paix : transformons nos cadeaux violents en présents de paix et de travail pour tous : de leurs épées, ils forgeront des socs de charrue, et de leurs lances, des faucilles. Boycottons les armes en plastique et les jeux vidéo basés sur le combat et la violence, choisissons des jeux de société et de construction qui obligent à jouer ensemble, en famille, entre amis, et à être créatifs. Bannissons de notre langage les gros mots et les insultes, cherchons les personnes tourmentées à qui nous pourrions dire « Paix à toi » ou encore « je désire ton bien » comme le psalmiste nous en donne l’idée. « Appelons le bonheur sur » ceux qui en ont besoin.

Alors que nous préparons aussi la fête de la St Sylvestre, ne tombons pas dans le piège des fêtes qui déçoivent, qui étourdissent, qui font tourner la tête et tout oublier y compris ce que l’on a vécu, avec tous les excès que dénonce St Paul.

Une auberge de veilleurs :

Sortons de notre léthargie ! Ne commençons pas une période d’hibernation. Restons vigilants ! Soyons des veilleurs, comme Jésus nous y invite ! Que le froid nous tienne réveillés, en communion avec tous ceux qui vivent et dorment dans la rue, et qui savent que, s’ils s’endorment alors qu’il fait très froid, ils risquent de ne pas se réveiller ! Que la sobriété alimentaire soit notre boussole, en communion avec tous ceux qui ne mangent pas à leur faim tous les jours, et qui sont souvent aidés par des organismes solidaires qui redistribuent ou vendent à très bas prix dans une épicerie solidaire, les denrées non périssables qui ont été collectées par la Banque Alimentaire ce week-end.

Non pas une maison de joie, mais l’auberge de la joie évangélique

Dans l’exhortation qu’il a publiée mardi, le pape François nous demande de vivre dans la « Joie de l’Evangile » (Evangelii Gaudium). C’est cette joie dont témoigne le psalmiste : quelle joie quand on m’a dit : ‘nous irons à la maison du Seigneur’. Est-ce que j’ai cette même joie lorsque je viens à la messe ? et lorsque je vais prier dans une chapelle ? Avons-nous bien conscience que le Seigneur nous attend ? Est-ce que je suis blasé ou dans la joie ? Et quand j’écoute la Parole de Dieu ? Et quand je viens communier ? Pourtant, à chaque fois, c’est le Seigneur qui est là ! Si nous ignorons le jour où le Seigneur viendra et qu’il y aura un effet de surprise, d’inattendu, d’imprévu, toutes ces rencontres et occasions bien planifiées ne doivent pas s’assimiler à de la routine, mais bien davantage à une préparation.

Nous avons donc compris que cette 1° auberge juive va devenir internationale, dans une fraternité qui semble un rêve fou, à vue humaine,  en dehors de la foi. Dans cette auberge, la fête est possible, mais autre-ment, dans une vraie joie, celle de croire, d’aimer, de vivre et d’attendre la dernière venue du Christ Jésus dans la gloire.

Is 2, 1-5; Ps 121; Rm13, 11-14a; Mt 24, 37-44

P. Olivier Joncour

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