5° dimanche de Carême C (Jean 8, 1-11) (DiMail 113)

2004
DiMail 113 (revu)

Jésus s'était rendu au mont des Oliviers ; de bon matin, il retourna au Temple. Comme tout le peuple venait à lui, il s'assit et se mit à enseigner.
Les scribes et les pharisiens lui amènent une femme qu'on avait surprise en train de commettre l'adultère. Ils la font avancer, et disent à Jésus : « Maître, cette femme a été prise en flagrant délit d'adultère. Or, dans la Loi, Moïse nous a ordonné de lapider ces femmes-là. Et toi, qu'en dis-tu ? »
Ils parlaient ainsi pour le mettre à l'épreuve, afin de pouvoir l'accuser. Mais Jésus s'était baissé et, du doigt, il traçait des traits sur le sol.
Comme on persistait à l'interroger, il se redressa et leur dit : « Celui d'entre vous qui est sans péché, qu'il soit le premier à lui jeter la pierre. »
Et il se baissa de nouveau pour tracer des traits sur le sol.
Quant à eux, sur cette réponse, ils s'en allaient l'un après l'autre, en commençant par les plus âgés. Jésus resta seul avec la femme en face de lui.
Il se redressa et lui demanda : « Femme, où sont-il donc ? Alors, personne ne t'a condamnée ? »
Elle répondit : « Personne, Seigneur. » Et Jésus lui dit : « Moi non plus, je ne te condamne pas. Va, et désormais ne pèche plus. »

Traduction AELF

En ce 5° dimanche de Carême C, comme une femme surprise en train de tromper son mari, Jésus est accusé. Il va aider les uns et les autres à sortir de cette logique (Jn 8, 1-11). La logique du pardon est celle de la paix. La miséricorde de Dieu outrepasse la Loi de Moïse, et même toute loi humaine. Le pardon de Dieu dévoile à la femme qu’aussi grave qu’ait été l’acte qu’elle a commis, elle ne se réduit pas à cet acte. Le pardon qu’elle a reçu s’accompagne d’un envoi, et à ne plus recommencer. Les scribes et les pharisiens parlent de "lapider", mais rien ne nous dit qu’ils ont des pierres dans les mains ! De plus, cela ne se serait sûrement pas fait au temple !
Voici quelques questions pour l’Évangile de ce dimanche :
- Quel est le moment de la journée où je consacre du temps à la prière?
- Comment est-ce que je réagis face à quelqu’un que je surprends en train de faire le mal?
- Quel est mon rapport à la loi (civile, pénale, religieuse)? (peur du gendarme; compréhension et intégration de la loi car bonne pour soi et les autres; rejet et à enfreindre; ...)
- A quelle occasion ai-je pu me laisser entraîner (et manipuler?) par un groupe contre une personne?
- Comment le pardon reçu est-il un nouveau départ pour moi dans ma relation avec les autres?

Pour les couples et les (grands-) parents :
- Comment réagirais-je si je découvrais que mon conjoint n’était pas fidèle?
- Que pourrions-nous faire pour aider un(e) de nos ami(e)s infidèle? dont le conjoint a été infidèle?

Pour ceux et celles qui travaillent (professionnellement ou au foyer) :
- Quand m’est-il arrivé d’accuser et d’exclure le vilain petit canard?
- Comment est-ce que je réagis lorsque je me sens accusé sans raison?

Info : les prêtres ne jouent pas à la marchande : inutile donc de "s’inventer" des péchés pour que sa confession ait "plus de poids"

Bonne semaine.
OJ+

Voir aussi la 1° lecture (Is 43, 16-21) [DiMail 258]
Voir aussi le psaume 125 (126) [DiMail 599
Voir aussi la 2° lecture (Ph 3, 8-14) [DiMail 452]

Lire l'homélie "Les accusateurs, les accusés et le libérateur" (13.03.2016)

Relecture de l'Evangile en BD, par Philippe Delestre

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