32° dimanche du Temps ordinaire C (Luc 20, 27-38) (DiMail 142)

7.11.2004
DiMail 142 (revu)

Des sadducéens — ceux qui prétendent qu'il n'y a pas de résurrection — vinrent trouver Jésus, et ils l'interrogèrent : « Maître, Moïse nous a donné cette loi : Si un homme a un frère marié mais qui meurt sans enfant, qu'il épouse la veuve pour donner une descendance à son frère.
Or, il y avait sept frères : le premier se maria et mourut sans enfant ; le deuxième, puis le troisième épousèrent la veuve, et ainsi tous les sept : ils moururent sans laisser d'enfants. Finalement la femme mourut aussi. Eh bien, à la résurrection, cette femme, de qui sera-t-elle l'épouse, puisque les sept l'ont eue pour femme ? »
Jésus répond : « Les enfants de ce monde se marient. Mais ceux qui ont été jugés dignes d'avoir part au monde à venir et à la résurrection d'entre les morts ne se marient pas, car ils ne peuvent plus mourir : ils sont semblables aux anges, ils sont fils de Dieu, en étant héritiers de la résurrection. Quant à dire que les morts doivent ressusciter, Moïse lui-même le fait comprendre dans le récit du buisson ardent, quand il appelle le Seigneur : 'le Dieu d'Abraham, le Dieu d'Isaac, le Dieu de Jacob'. Il n'est pas le Dieu des morts, mais des vivants ; tous vivent en effet pour lui. »

Traduction AELF

 
En ce 32° dimanche du temps ordinaire C, Jésus nous donne le sens de notre résurrection (Lc 20, 27-38).
La résurrection n’est ni une hypothèse (« si Jésus est ressuscité, alors ... »), ni une question théorique (« si nous ressuscitons, alors ... »). C’est le centre, le cœur de la foi des chrétiens (cf 1 Co 15,20 ; 1 Th 4,14). D’ailleurs, l’Eglise n’en a jamais fait un dogme. C’est l’événement qui est arrivé à Jésus de Nazareth qui éclaire toute sa vie (actes et paroles) d’une façon nouvelle et la manière dont Dieu a voulu authentifier qu’il agissait bien comme son envoyé.
La résurrection n’est ni une réanimation, afin de continuer la même vie que sur cette terre comme pour Lazare (Jn 11), ni une réincarnation, afin de recommencer ce qu’on n’avait pas réussi la première fois, comme dans les jeux électroniques, une 2° chance pour faire un meilleur score que la 1° partie. Elle est la victoire de la puissance de Vie de Dieu sur toutes les situations d’enfermement sur soi, les situations bloquées, les nœuds intérieurs. Elle est la sortie de crise, le dénouement intérieur, l’ouverture par Dieu sur les autres. Elle opère à la fois une continuité et une rupture. Continuité par c’est bien la même personne, mais elle est transfigurée. Identique, elle est devenue autre. Elle est transformée, comme la chenille devenue papillon. On ressuscite chaque matin en se réveillant et en se levant de son lit. On ressuscite quand on refuse de baisser les bras quand on a des problèmes. On ressuscite chaque fois que l’on pardonne et que l’on aime un peu plus ceux que l’on n’aime pas assez (cf 1 Jn 3,14).
Voici quelques questions pour l’Évangile de ce dimanche :
- Avec qui m’arrive-t-il de vouloir polémiquer ? Pourquoi ? Sur quels sujets ?
- Quels sont les liens que j’entretiens avec mes frères et sœurs ?
- Quel regard est-ce que je porte sur les couples qui n’ont pas d’enfant ?

- Quel regard est-ce que je porte sur les veufs et les veuves que je connais ?
- Quel regard est-ce que je porte sur les célibataires qui ne l’ont pas choisi ?
Pour les couples et les (grands-) parents :
- Quelle(s) relation(s) avons-nous avec les frères et sœurs de notre conjoint ?
- Comment parlons-nous des différentes vocations au bonheur
(mariage, célibat consacré) à nos (petits-) enfants ?

Pour ceux qui travaillent (professionnellement ou à la maison) :
- Qui a voulu me piéger en me posant un cas d’école ?
- Est-ce que je demande la même chose à mes collaborateurs célibataires et aux mariés ?
Pour les ados :
- Quelle question est-ce que je me pose au sujet du mariage? A qui pourrais-je la poser
?
- Comment est-ce que je vis déjà pour le Seigneur
?

Bonne semaine.
OJ+

Voir aussi la 1° lecture (2 M 7, 1-2.9-14) [DiMail 299]
Voir aussi le psaume 16 (17) [DiMail 630]
Voir aussi la 2° lecture (2 Th 2,16 - 3,5) [DiMail 485]

Lire l'homélie "Le Dieu d'une vie de relations" (6.11.2016)

Lire l'homélie "Le Dieu des vivants" (10.11.2013)

32° dimanche du Temps ordinaire C (Luc 20, 27-38) (DiMail 142)
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