23° dimanche du Temps ordinaire C (Luc 14, 25-33) (DiMail 133)

5/09/04
DiMail 133 (revu)

De grandes foules faisaient route avec Jésus ; il se retourna et leur dit :
« Si quelqu'un vient à moi sans me préférer à son père, sa mère, sa femme, ses enfants, ses frères et sœurs, et même à sa propre vie, il ne peut pas être mon disciple.
Celui qui ne porte pas sa croix pour marcher derrière moi ne peut pas être mon disciple.
Quel est celui d'entre vous qui veut bâtir une tour, et qui ne commence pas par s'asseoir pour calculer la dépense et voir s'il a de quoi aller jusqu'au bout ?
Car, s'il pose les fondations et ne peut pas achever, tous ceux qui le verront se moqueront de lui : 'Voilà un homme qui commence à bâtir et qui ne peut pas achever !'
Et quel est le roi qui part en guerre contre un autre roi, et qui ne commence pas par s'asseoir pour voir s'il peut, avec dix mille hommes, affronter l'autre qui vient l'attaquer avec vingt mille ? S'il ne le peut pas, il envoie, pendant que l'autre est encore loin, une délégation pour demander la paix.
De même, celui d'entre vous qui ne renonce pas à tout ce qui lui appartient ne peut pas être mon disciple. »

Traduction AELF

Porter sa croixEn ce 23° dimanche du temps ordinaire C, Jésus nous fait réfléchir sur notre condition de disciple (Lc 14, 25-33).
Avant de penser à la croix de Jésus, il s’agit de porter la sienne. Elle est le châtiment et le supplice romain réservé aux condamnés à mort. Elle est apparue comme un scandale pour les premiers chrétiens. Pendant les trois premiers siècles, il y a une quasi-absence de la représentation de la croix : le signe n’est jamais extériorisé. Nulle part, elle ne se dresse, ni dans les maisons particulières, ni dans les salles de réunion qui servaient d’églises, ni dans les catacombes, dernier refuge contre les persécutions. Ce n’est qu’à partir de la paix constantinienne et l’édit de Milan (313) que la croix , une croix glorieuse, lumineuse et salvifique prend de l’ampleur dans l’art chrétien.
Elle restera toujours une folie aux yeux du monde (cf 1 Co 1, 18-25). Elle n’est pas le dernier mot de l’Evangile. Après la croix et la descente au séjour des morts, il y a la résurrection.

Voici quelques questions pour l’Évangile de ce dimanche :
- Comment est-ce que j’accueille l’exigence de Jésus pour être son disciple?
- Comment ma préférence pour le Christ me fait-elle aimer autrement mon père, ma mère, mes enfants, mes frères et mes soeurs?
- Quelle facilité/difficulté ai-je à prévoir à l’avance?
- Dans quel(s) domaine(s) ai-je du mal à aller jusqu’au bout?

Pour les couples et les (grands-) parents :
- Comment continuons-nous à bâtir jour après jour la tour de notre mariage et de notre amour?
- Que vivons-nous ensemble de positif que nous n’avions pas imaginé lors de notre engagement?

Pour ceux qui travaillent (professionnellement ou à la maison) :
- Comment est-ce que je planifie un projet ?
- Comment est-ce que je permets à mes collaborateurs, aux personnes qui travaillent dans mon équipe de réussir ce que je leur demande
?
Pour les ados :
- Quelle place a Jésus dans ma bande d'ami(e)s ?
- Quelle place a la réflexion avant l'action ?

Bonne semaine
OJ+

Voir aussi la 1° lecture (Sg 9, 13-18) [DiMail 289]
Voir aussi le psaume 89 (90) [DiMail 621]
Voir aussi la 2° lecture (Phm 9b-10.12-17) [DiMail 476]

Lire l'homélie "Devenir disciple" (4.09.2016)

Retour vers l'Evangile du Christ Roi de l'univers C (Lc 23, 35-43) [DiMail 144]

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