Viens, Esprit saint ! Viens ! Homélie 6° dim TP A (21.05.2017)

Dimanche 21 mai 2017 6° dim TP St EH Colombes

Viens, Esprit saint ! Viens !

Nous sommes à J-15 de la fête de la Pentecôte. Continuons notre préparation, sans stress, sans Hand spinner pour se déstresserHand spinner à faire tourner entre nos doigts, mais avec lechapelet chapelet de Marie, elle qui a prié avec les apôtres entre l’Ascension de Jésus et la venue de l’Esprit Saint missionnaire.

Le Si vous m’aimez, vous garderez mes commandements, est en fait un parce que vous m’aimez, vous garderez mes commandements. Puis il y a un enchaînement, une logique, une cascade : Moi je prierai le Père, et il vous donnera un autre Défenseur qui sera pour toujours avec vous : l’Esprit de vérité. Autrement dit, si je le dis plus particulièrement aux jeunes présents parmi nous qui se préparent à la Confirmation, même si l’Esprit saint est un vrai cadeau de Dieu le Père, il est le fruit de la prière de Jésus à son Père. Ce Défenseur n’est pas venu de sa propre initiative, de même que le Fils de Dieu n’était pas venu de lui-même : il était l’envoyé du Père. « De même que le Père m’a envoyé, … » (Jn 20,21). Jésus en parle comme un avocat qui prend notre défense lorsque nous ne savons pas quoi répondre : il se souvient des trois tentations auxquelles le diable l’avait soumis au bout des 40 jours passés au désert après son baptême par Jean le baptiste dans le Jourdain et que c’est grâce à ce Défenseur qu’il n’est pas entré dans la tentation qui lui était proposée, c’est-à-dire qu’il a refusé la logique du diable qui veut casser la relation de confiance avec Dieu son Père. S’il souffle les bonnes réponses dans la logique du Royaume de Dieu, comme le montrent bien des récits de procès d’apôtres dans le livres des Actes des apôtres, il ne vous soufflera pas pour autant les bonnes réponses à votre devoir d’histoire du brevet ou un jour du bac si vous n’avez pas appris la date d’un événement.

Si vous avez été attentifs, vous avez sûrement remarqué que Jésus parle de sa présence en des termes très proches de la promesse qu’il dira aux apôtres dans le dernier verset de l’évangile selon St Matthieu. Comparez : il sera toujours avec vous, l’Esprit de Vérité avec « Et moi, je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde » (Mt 28,20)

Qui permet à Philippe de proclamer le Christ aux Samaritains dont certains avaient peut-être entendu parler de sa rencontre avec une femme de leur région après du puits de Jacob (Jn 4, 5-7a) ? L’Esprit de Dieu ! Qui permettait à Philippe d’accomplir les mêmes actes de guérison que Jésus : l’expulsion des esprits impurs, les paralysés et les boiteux qui marchent ? Frat 2017 "Souffle sur eux et qu'ils vivent" (Ezéchiel 37,9)L’Esprit qui vivifie, dont vous entendrez parler au Frat de Jambville dans deux semaines ! Qui seul pouvait leur donner une grande joie ? Personne d’autre que le St Esprit ! Qui n’était pas encore descendu sur les Samaritains quand Pierre et Jean les ont visités ? Le Saint Esprit ! Qui ceux qui n’avaient été baptisés qu’au nom du Seigneur Jésus ont-ils reçu lorsque les deux apôtres leur imposèrent les mains ? Le Saint Esprit ! Il n’y a vraiment personne comme Lui !

Et quand St Pierre ordonne à ses lecteurs d’honorer dans leur cœur la sainteté du Seigneur, le Christ, de qui parle-t-il ? Il parle de l’Esprit qui garde en relation de communion d’amour le Père et le Fils, c’est Esprit qui est qualifié de « saint » car c’est Lui qui sanctifie, qui fait tendre vers la ressemblance de Dieu qui seul est le SAINT. « Saint, saint, saint le Seigneur, Dieu de l’univers », chantons-nous après entre préface et la prière eucharistique. Qui permet, à tout moment de présenter une défense devant quiconque demande de rendre raison de l’espérance qui est en nous ? C’est toujours le même : l’Esprit qui est « venu sur Marie » (Lc 1, 35), le même qui est descendu sur les apôtres le 50° jour après la résurrection sous la forme de langues de feu (Ac 2,3).

Nous comprenons maintenant mieux ce que Jésus veut dire quand il parle du monde qui ne peut le recevoir, car il ne le voit pas et ne le connaît pas. Ce monde, ce sont ceux qui refusent de faire partie du Royaume de Dieu. « Soyez dans le monde sans être du monde », dit-il plus loin. Cela me rappelle un passage d’une lettre A un certain Diognète où l’auteur parle des chrétiens au II° siècle : « Le chrétiens ne sont distingués du reste des hommes ni par leur pays, ni par leur langage, ni par leur manière de vivre ; ils n’ont pas d’autres villes que les nôtres, d’autre langage que celui que vous parlez. [… ] Ils habitent leurs cités comme étrangers. […] En un mot, les chrétiens sont dans le monde ce que l’âme est dans le corps : l’âme est répandue dans toutes les parties du corps ; les chrétiens sont dans toutes les parties de la Terre ; l’âme habite le corps sans être du corps, les chrétiens sont dans le monde sans être du monde. » (5-6). Jésus distingue ce que voit le monde - le monde ne me verra plus – et le regard du croyant sur la résurrection : vous me verrez vivant et vous vivrez aussi.

Finalement, ce dont nous avons besoin, c'est que le Seigneur souffle sur nous pour que nous soyons des vivants, comme les collégiens d'Ile de France en 4° et 3° vont l'expérimenter au Frat dans quelques jours.

Ac 8, 5-8.14-17 ; Ps 65 ; 1 P 3, 15-18 ; Jn 14, 15-21

P. Olivier Joncour

Messe préparée par le groupe marial

en présence des 70 collégiens et lycéens de l'Aumônerie de Colombes qui se préparent à la Confirmation.

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