7 leçons Homélie 29° dim TO C (16.10.2016)

Dimanche 16 octobre 2016 29° dim TO C St PP Colombes Semaine missionnaire

7 leçons

Pour commencer, mettons-nous bien dans la tête et dans le cœur que, comme baptisés, unis à Jésus ressuscité, nous sommes du côté des vainqueurs. C’est d’autant plus important qu’il est question de combat dans les lectures. Nous en tirerons sept leçons pour aujourd’hui.

Moïse fait l’expérience que la grâce de Dieu passe par le corps : pour gagner, il faut que Aaron et Hour soutiennent les bras de MoïseMoïse ait les bras levés, vers le ciel, vers Dieu qui soutient son peuple. J’ai le souvenir des premières messes que j’ai célébrées et que j’avais du mal à garder les bras levés. A fortiori, dans cette bataille qui a dû durer bien plus que la prière eucharistique. Pas étonnant, donc, que Moïse ait besoin de s’asseoir et qu’Aaron et Hour lui soutiennent les bras. Il en est de même dans l’Eglise, il y a tous ceux qui sont missionnaires de façon plus visible, mais il y a aussi tous ceux sans qui ce ne serait pas possible, tous les priants dans les monastères, ou des groupes de prière de notre paroisse et ailleurs.

Dans une guerre, dans un combat, les militaires savent qu’il y a ceux qui sont sur le front, en première ligne, et ceux qui sont à l’arrière, non pas à profiter de la vie pendant que les premiers risquent leur vie, mais pour les soutenir et assurer la logistique, etc. Au désert, Josué et les hommes qu’il avait choisis étaient sur la ligne de combat contre les Amalécites, tandis que Moïse, Aaron et Hour étaient sur la colline. J’en tire deux leçons pour nous :
Leçon n°1 : dans les difficultés, le Seigneur n’abandonne pas son peuple.
Leçon n°2 : Quand la fatigue se fait sentir, il faut être astucieux et trouver un moyen simple pour persévérer et aller jusqu’au bout.

La leçon que nous pouvons garder du Ps, c’est la Leçon n°3 : Dieu est proche, nuit et jour, que nous ayons conscience ou non de sa présence.

Les conseils de St Paul à Timothée dans sa 2nde lettre sont encore bons pour nous. Demandons-nous quel temps nous consacrons à la formation par la lecture de la Bible et de livres sur la foi pour entrer dans l’intelligence de la foi. Nous ne pouvons, en effet, pas en rester à ce que nous avons appris lorsque nous étions enfants. Si nous sommes adultes, il faut que nous soyons capables de rendre compte de notre foi en Jésus mort et ressuscité avec des mots d’adulte. Certains ont fait des années d’études après le bac, et c’est formidable, mais ils en sont restés à un niveau CM2 pour la foi : c’est insupportable et anormal !

Être bien formé permet de faire des choix dans un monde difficile, d’apprendre à discerner, d’encourager les autres, de les éclairer quand ils sont dans le brouillard de la confusion, et de témoigner des choix que nous faisons, de ce que Jésus vivant fait pour nous. On retrouve un encouragement à la dimension prophétique par la dénonciation d’injustices et faisant remarquer ce qui est bien. Paul demande aussi à faire œuvre de miséricorde, notamment avec 3 des 7 œuvres de miséricorde spirituelle : conseiller ceux qui en ont besoin, instruire les ignorants, exhorter les pécheurs. Il demande aussi de faire preuve de patience, car il est toujours long de changer. J’en retire deux leçons :
Leçon n°4 : l’importance de la formation, un des 5 essentiels avec la prière, le témoignage, le service et la fraternité conviviale.
Leçon n°5 : l’importance du témoignage, car ceux qui vont à la rencontre des Colombiens pour faire remplir un Questionnaire sur leurs attentes entendent combien les catholiques sont attendus en dehors du bâtiment-église. Même si nous le sommes déjà mais ce n’est peut-être pas suffisamment connu.

Enfin, nous connaissons tous des personnes pour qui Dieu n’existent pas, mais aussi d’autres qui ricanent, qui se moquent des chrétiens, d’un Dieu dont ils se font une représentation qui est souvent bien différente de Celui qui se fait découvrir dans la Bible et l’histoire du peuple d’Israël et que Jésus nous révèle et que l’Eglise transmet. N’ayons pas peur de leur dire que nous sommes aussi athées de ces images fausses qu’ils se font de Dieu. Et remercions-les de défendre une idée de Dieu qui est grande que ces caricatures. Par contre, nous devons parler de cette expérience de Dieu que nous faisons.

 Si le juge qui ne veut pas faire son travail de juge, alors qu’il s’est formé pour cela et qu’il est payé pour exercer cette haute fonction, le fait finalement devant l’insistance de la veuve qui n’a personne pour la défendre et dont les intérêts sont menacés, combien plus le Seigneur, qui n’a pas besoin qu’on Lui rappelle Qui Il est et ce qu’il doit faire, répondra à nos prières. J’en garde deux leçons :  
Leçon n°6 : Si Dieu n’a pas exaucé une de nos prières, nous avons à vérifier si elle va dans la logique de l’Evangile, la logique du Royaume, de l’amour de Dieu et du prochain. Et s’il ne répond pas immédiatement, c’est que nous ne sommes pas encore prêts à recevoir ce qu’Il veut donner.
Leçon n°7 : En lien avec la question de Jésus : Le Fils de l’homme, quand il viendra, trouvera-t-il la foi sur la terre ? Une personne qui prie a un minimum confiance et foi en Dieu

Ex 17, 1-8 ; Ps 120 ; 2 Tim 3, 14 – 4,2 ; Lc 18, 1-8
P. Olivier Joncour

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